Le cœur battant du monde – Sébastien Spitzer – Éditions Albin Michel

La librairie Doucet est ravie de recevoir pour la deuxième fois, Sébastien SPITZER  qui vient à la rencontre de ses lecteurs, pour :

« Le cœur battant du monde » MERCREDI 13 NOVEMBRE à 18 heures.

sebastien spitzer

L’Angleterre des années 1860 au cœur de la révolution industrielle, domine le monde, certains font fortune, mais beaucoup sont broyés par la misère dans les usines et les bas-fonds des grandes métropoles. Charlotte est de ceux-là, enceinte elle fuit la famine et son Irlande natale pour Londres. C’est en se rendant à un entretien d’embauche à l’agence Cook qu’elle est agressée, recueillie par le docteur Malte, un médecin de l’Est-End qui n’a pas pignon sur rue, et qui ne peut sauver son enfant.

Rétablie et toujours hébergée par Malte un autre enfant lui est confié, Freddy dont on ne doit pas connaître les origines, un enfant auquel elle s’attache, pour lequel elle va tout faire y compris se prostituer pour qu’il survive et qu’elle soit fière de lui…

Quels personnages se cachent derrière cet enfant ? On l’apprend très vite : des noms bien réels, qui n’ont pas été inventés par l’auteur et qui seront par la suite fort connus, des statues indéboulonnables mais finalement aujourd’hui déboulonnées, dont on ignorait les zones d’ombre. Hengels fils d’industriel allemand dont il reprend les affaires en Angleterre, celui-ci vit très bien, spécule même s’il tente de soulager le travail de ses ouvrières… Il est aussi l’ami et le soutien financier du « Maure » surnom donné à un certain Karl Marx qui lui aussi se retrouve en Angleterre avec son épouse, une baronne de l’aristocratie allemande et leurs filles. Mais, « le Maure » a eu un liaison coupable avec la bonne et l’enfant doit disparaître…

Un roman qu’il eût été impossible à publier il y a encore quelques décennies sans faire scandale ou au moins polémique, mais un roman, haletant, passionnant, bien construit où les vies se déroulent en parallèle, mais parfois s’entrecroisent de façon tragique, digne de l’auteur de «ces rêves qu’on piétine ».

Hubert/Librairie Doucet

« Le cœur battant du monde » – 445 pages – prix : 21.90 €

Sébastien Spitzer est né en 1970 à Paris. Après Khâgne, Sciences-Po, il découvre Miller Hemingway et Fanteet. Devient journaliste free-lance pour TF1. M6 ou Rolling Stone. Il a réalisé plusieurs enquêtes sur le Moyen-Orient, l’Afrique et les Etats-Unis. auteur de « Ennemis intimes « , les Bush, le Brut et Téhéran (2006) – aux éditions Privé. À quarante ans il s’est persuadé que le moment était venu de réaliser son rêve. Écrire un roman. Pendant trois ans, il s’est enfermé dans la salle de lecture du Mémorial de la Shoah pour se documenter sur l’histoire étonnante de Magda Goebbels et écrire son premier roman. Ces rêves qu’on piétine » (éditions de l’observatoire) où il met en lumière les ombres de Magda Goebbels et de ceux qui tentent de survivre à l’enfer. « Ces rêves qu’on piétine » a été traduit dans plusieurs pays et remporté une quinzaine de prix littéraires. (paru en 2017 – Prix 20 € – 310 pages)

 

 

Par les routes- Sylvain Prudhomme (éd. Gallimard)/Ordesa -Manuel Vilas (éd.du sous-sol)/ Girl – Edna O’Brien – (éd. Wespieser)/Giono, furioso – Emmanuelle Lambert (éd. Stock)

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PRIX FEMINA 2019PRIX FEMINA ETRANGER 2019 PRIX FEMINA ESSAI 2019

PRIX SPÉCIAL ÉTRANGER  2019

FEMINA 4

Le grand prix d’automne exclusivement féminin a couronné, mardi 5 novembre,

  • Sylvain Prudhomme prix Femina pour « Par les routes » (l’arbalète Gallimard)
  • Emmanuelle Lambert, le Femina essai pour « Giono, furioso (Stock)
  • Manuel Vilas remporte le Femina étranger pour Ordesa (Éditions du sous-sol)
  • Edna O’BrienGirl (Sabine Wespieser) reçoit un prix spécial*

*Un prix spécial a été remis pour l’ensemble de son œuvre à Edna O’Brien, dont le livre

– « GIRL » traduit par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat (Sabine Wespieser), était dans la sélection finale. L’écrivain irlandaise immerge le lecteur en Afrique, dans une région conquise par Boko Haram. A son arrivée dans le camp, une adolescente est contrainte de revêtir le hijab et connaît la faim, la terreur et la perte de repères. Après son évasion avec l’enfant qu’elle a eu de l’un de ses bourreaux, elle peut enfin rentrer chez elle. Mais là-bas, elle affronte sa propre famille parce qu’elle a introduit dans la descendance du sang souillé par l’ennemi. (Livres Hebdo)

Librairie Doucet/M.C

« Ordesa« , 398 pages – prix : 23 € –

« Par les routes »  304 pages – prix : 19 € –

« Giono, furioso » 221 pages -prix ; 18.50 € –

« Girl » 250 pages – prix : 21 €

Les guerres intérieures – Valérie Tong Cuong – Éditions JC Lattès

Les guerres intérieuresUne histoire de culpabilité intérieure qui ronge !

Valérie Tong Cuong, après avoir écrit « Par Amour«  et d’autres petits bijoux, nous livre cette fois-ci, un roman sur « nos guerres intérieures« , ces petits ou gros mensonges que l’on peut faire pour se protéger, nous-mêmes ou d’autres,  qui nous pèsent et nous posent parfois des cas de conscience…

« Les guerres intérieures » : ce livre, c’est l’histoire d’un homme prénommé Pax Monnier (acteur de seconde zone) qui n’a jamais réussi à percer, lorsqu’il reçoit un coup de fil qu’il n’attendait plus, venant d’un grand réalisateur, de passage à Paris, qui souhaite le rencontrer sans délai. Il s’empresse de passer chez lui pour se changer, avant de filer à l’entretien. Des bruits sourds venant des étages supérieurs se font entendre, mais pour lui, il est persuadé que ce n’est rien de grave (déplacement ou installation de meubles…). Il hésite à aller voir ce qui se passe. Il privilégie son entretien au détriment de son intuition qui lui soufflait qu’une personne était en danger.

Après son entretien qui se passe plutôt bien, il apprend quelques jours plus tard qu’un jeune homme a été sauvagement agressé. A partir de ce moment-là, la culpabilité l’envahit,  il se sent coupable, c’est un cas de non-assistance à personne en danger. Le temps passe… Puis Pax rencontre Emi. Des liens intimes se tissent, il tombe rapidement amoureux de cette femme. Elle est responsable des risques psycho-sociaux dans une grande entreprise de déménagements. Elle est bien sûr, très accaparée par l’agression de son fils, mais aussi par un employé qui s’est tué au volant de son camion (la version de l’entreprise) alors qu’elle penche plutôt pour un suicide. Pax va découvrir qu’il s’agit de la mère d’Alexis, du jeune voisin passé à tabac. Le poids de la culpabilité l’assaille, il n’est pas intervenu au moment des faits, il se sent pris au piège. Il est incapable de parler… Plus le temps passe, plus le piège se resserre. Ayant perdu son œil droit, les projets de carrière d’Alexis sont anéantis, de même qu’il voit tous ses rêves, de devenir pilote, s’effondrer.

L’arrivée de Pax aurait pu être un souffle pour Emi, un espoir pour elle, une aide pour Pax,  mais ils sont chacun aux prises avec leur combat. D’un côté,  il y a quelqu’un qui ment à des gens qu’il aime ; il leur ment pour les protéger, puis Emi et son fils qui s’enfoncent dans cette relation, ignorant tout de la responsabilité de Pax Monnier.

Pour Pax, comment faire pour vivre ce silence coupable, ce mensonge enlisant ? Jusqu’où dire ou pas, se sentir responsable ou pas ?

Un roman qui fait réfléchir sur la pression du temps, sur la culpabilité, la lâcheté, l’individualité, l’égoïsme, le déni, le remords, sur les sentiments humains les plus sombres comme les meilleurs.

Une écriture à la troisième personne, les mots qui sont choisis sonnent justes.

Librairie Doucet/M.Christine

Valérie Ton Cuong est notamment l’auteur chez Lattès de « L’Atelier des miracles » (2013) – J’ai Lu (2016) « Pardonnable, impardonnable » et « Par Amour » (JC Lattès 2017 – Livre de Poche (2018) couronné par de nombreux prix : prix des lecteurs du Livre de Poche, prix de l’Académie des sciences, des arts et des belles-lettres de Caen. Son œuvre est traduite dans dix-huit langues.

« Les guerres intérieures » – 238 pages – Prix : 19 €

« Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon- Jean-Paul Dubois – Éditions de l’Olivier – prix Goncourt 2019 –

Jean-Paul Dubois a remporté le prix Goncourt 2019 prix goncourtavec

« Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon »

jean paul dubois tout le monde n'habite pasC’était déjà le coup de cœur de Nathalie, lors de la présentation de la rentrée littéraire de septembre, à la librairie Doucet  !

Les livres de Jean-Paul Dubois sont des petits bonbons, des petites douceurs. Je sais que lorsqu’un nouveau livre paraît (à peu près, tous les trois ou quatre ans), c’est vraiment du bonheur. Il y a des thèmes qui sont assez récurrents. Pas dans tous ses livres, mais dans la plupart, il a toujours un héros qui s’appelle Paul, originaire de la région de Toulouse comme lui, qui a plus ou moins de la famille dans le milieu médical, vivant au Canada et c’est souvent un anti-héros. Et là, on n’échappe pas à la règle : le héros du livre s’appelle Paul, il est de Toulouse ! Quand débute le livre, il est en prison, au Canada, il partage sa cellule avec un type, un gros malabar. Dès qu’il a une contrariété, il veut couper tout le monde en deux ! (un peu stressant, et pas très sympathique à vivre au quotidien !..) On ne sait pas trop pourquoi ? Parce que Paul a plutôt l’air sympathique et gentil ! Pourquoi est-il en prison ? Tout au long du livre, il va nous raconter son histoire, son enfance dans la région de Toulouse. Il est issu d’un père danois, pasteur et d’une mère qui dirigeait un cinéma d’arts & essais. Pourquoi est-il arrivé au Canada ? C’est pareil, on ne sait pas. Sa compagne Winona pilote d’aéroplanes, l’emmenait voir des paysages majestueux au Canada, mais elle est décédée. ( Pourquoi ?) Et Nouk, sa chienne qui n’est plus là, non plus !..  Ce type était surintendant dans un immeuble qui s’appelait l’Excelsior, où visiblement il avait une vie plutôt agréable et facile, pourquoi un jour tout bascule, on ne sait pas ?… Et comme ça, tout au long du livre, on va remonter le fil de cette histoire ! On va découvrir pourquoi il est en prison.

En fait, ce qui est très beau dans ce livre (ce que je vous ai dit auparavant… ce n’est pas très gai, me direz-vous  !  Il a perdu ses parents, sa femme, sa chienne..), ce qui est agréable dans le livre de Jean-Paul Dubois, c’est qu’il y a beaucoup d’humanité, beaucoup de bienveillance (et, c’est déjà plus gai !..). De situations qui peuvent être parfois difficiles, il arrive à en faire des situations cocasses et drôles parce qu’il a beaucoup d’humour..

Ce livre est une vraie douceur, un petit bonbon pour l’hiver.

Ce Goncourt 2019 est l’occasion de récompenser l’œuvre de l’auteur et pas uniquement ce livre là. C’est l’occasion de découvrir toute son œuvre pour tous ceux qui ne le connaîtraient pas ! Il avait eu le prix Femina en 2004 pour « Une vie Française » qui était plus un roman historique, qui était aussi fabuleux.

L’univers de Jean-Paul Dubois, je ne sais si vous l’avez vu, lors d’interviews mais c’est quelqu’un de délicieux, une belle personne et ses livres sont à son image !

N’hésitez pas à ouvrir les livres de Jean-Paul Dubois, vous y prendrez du plaisir !

Écoutez Nathalie de la librairie Doucet en compagnie de Sophie Thomas et Fabien Obric sur France Bleu Maine, en cliquant ici !

Nathalie de la librairie Doucet/MChristine

« Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon » – 246 pages – prix : 19 €uros  (parution le 14/08/19)

A l’âge de 69 ans, Jean-Paul Dubois a déjà obtenu le prix France Télévisions pour « Kennedy et moi » (Seuil, 1997) le prix Femina et le prix du roman Fnac pour « Une vie française » (L’Olivier, 2004). « Le Cas Sneijder » (l’Olivier, 2011, prix Alexandre Vialatte 2012). Son dernier roman, « La Succession » (l’Olivier, 2016) a connu un très grand succès critique et public.

 

Cent millions d’années et un jour – Jean-Baptiste Andréa – Éditeur L’iconoclaste –

Avec « CENT MILLIONS D’ANNÉES ET UN JOUR »,

cent millions d'années

allons prendre un bol d’air frais ! Partons à l’aventure à la recherche d’un dinosaure !

Une histoire qui se déroule dans un petit village de montagne, dans les années cinquante. Alors que Stan, jeune quinquagénaire,  paléontologue se rend à un dîner, il arrive dans une cour,  observe tout autour de lui, avant de monter chez ses hôtes. Il aperçoit un ossement. Inévitablement, chez ce paléontologue, les questions fusent. Quel est cet ossement ? De quand date-t-il ? Un déménagement est en cours. Que se passe-t-il dans cette cour ? On lui explique que le vieux concierge est mort. La petite fille de la maison vient à lui et demande s’il était l’ami de Leucio, le vieux concierge. Que nenni ! Elle lui confie qu’il racontait aux enfants, qu’un jour, dans une grotte, alors qu’il était adolescent, il était tombé nez à nez avec un dragon. C’est alors que Stan décide après maintes réflexions de monter une expédition.. Stan rêve de retrouver la trace d’un dinosaure qu’il pense piégé dans la glace, à moins qu’il ne s’agisse d’un dragon, ainsi que le racontait le vieux Leucio ! Dans ce projet fou, il embarque avec lui deux scientifiques et un guide de montagne, pour une expédition périlleuse, au cœur d’un glacier alpin. (Stan redeviendrait-il un enfant ? Pourquoi cette obsession ? Peut-être que Stan a besoin de fantastique ?)  

C’est une vraie expédition ! Il a appelé Umberto, un de ses anciens collègues italiens  (un scientifique qui avait été exclu très jeune du catéchisme après avoir demandé la pointure de Dieu ! Il lui fallait déjà des preuves !….)  On vit réellement cette expédition. C’est très visuel, très cinématographique. On a l’impression de marcher, le piolet en main, aux côtés de l’équipe et de participer à l’expédition (monter, survivre, redescendre..), les personnages de l’expédition sont extraordinaires et attachants.

S’agit-il d’un rêve ou d’une folie ? Stan trouvera-t-il ce qu’il est venu chercher ? Toujours est-il qu’à travers ce voyage, on va découvrir l’amitié,  le pays de l’enfance, ce pays dont on ne revient jamais vraiment. On va découvrir toute celle de Stan et de son frère qui était terrible. Puis le père qu’on appelait le commandant.  

C’est un beau voyage et de belles rencontres, que nous offre Jean-Baptiste Andrea !. Beaucoup de poésie dans ce texte. 

Une très  belle écriture. 

Lu et conseillé, ce  grand coup de cœur de Marie-Adélaïde de la Librairie Doucet

M.Christine

« Cent millions d’années et un jour » –  309 pages – prix : 18 €

Kaiser Karl biographie de Raphaëlle Bacqué – Éditions Albin Michel

karl lagerfeldQui était exactement Karl Lagerfeld ?

– Vous le saurez en venant écouter Raphaëlle Bacqué qui nous fait le plaisir de venir à votre rencontre :

Nous recevrons Raphaëlle Bacqué à la Librairie Jeudi 7 novembre à partir de 18 heures.

Nous avons une énorme chance de l’avoir, car habituellement elle se déplace peu ! Nous l’aurons même à deux reprises puisque grâce à un partenariat que nous organisons, elle sera également au Château de la Groirie,  à Trangé ce jeudi 7 novembreà 20 heures  (réservation obligatoire) contact@lagroirie.com

Marie-Adélaïde nous propose de découvrir la biographie de Raphaëlle Bacqué, journaliste et grand reporter au Monde. Une biographie de Karl Lagerfeld « Kaiser Karl » avec pas mal d’anecdotes. Raphaëlle Bacqué, vous l’avez dit, on ne la présente pas, c’est quand même une pointure dans le domaine de l’enquête et en tant que journaliste au Monde ! Elle analyse…

A mon grand étonnement, elle arrive à avoir des sources, à tirer des fils… Elle nous raconte la vie de ce personnage hautement énigmatique,  qui était un personnage qu’il avait construit lui-même, une marionnette bardée de principes, de rigueur. Karl Lagerfeld était quelqu’un  qu’on ne connaissait pas ! Il mentait sur sa famille. Il mentait sur son âge. Il parlait parfaitement le français. Il est arrivé dans les années cinquante à Paris et c’est seulement après qu’il a repris son accent allemand. C’était un monstre de travail très très très doué…., entouré de beaucoup de monde… (ça, on le découvrira dans le livre) mais qui faisait et défaisait sa cour aussi ! Vous pouviez être jeté du jour au lendemain par une phrase qui avait déplu au Maître, ou par une attitude. C’était quelqu’un de très exigeant pour lui, pour les autres, éminemment cultivé et même pour son petit chat « Choupette ». »Choupette » avait un album !  Je pense même que « Choupette » a hérité d’une partie de la fortune de Karl. [Un homme très cultivé soulignait, Marie-Adélaïde  ! ]- Oui, à sa mort, on a vu l’ampleur de sa bibliothèque. – Vous savez qu’il l’avait déjà vendue, revendue, parce qu’en fait, sur un claquement de doigt, il quittait un appartement, à chaque déménagement, il le remeublait. C’était un fin connaisseur, passionné de photographies et surtout c’était un grand admirateur de femmes. Il connaissait le corps de la femme, qu’il savait habiller et toutes ses premières de couture, à l’atelier, disaient que ses dessins étaient parfaits. Il n’y avait rien à retoucher. Tout ce qu’il faisait était extraordinairement bien fait.

C’est vraiment un personnage que je vous invite à découvrir, à rencontrer par l’intermédiaire de Raphaëlle Bacqué !

Petite nouveauté !

Nous avons beaucoup de chance de l’avoir car d’habitude, elle se déplace peu ! Non seulement, nous aurons Raphaëlle Bacqué Jeudi 7 novembre, à la Librairie à 18 heures car nous la retrouverons aussi  –grâce à un partenariat que nous organisons, dans le cadre des rencontres du château- ce jeudi 7 novembre et vous pourrez la retrouver et nous rejoindre à  20 heures, au Château de la Groirie, à Trangé. (à condition de réserver à l’adresse mail ci-dessous. 

C’est tout près du centre, derrière l’Université du Mans.

Venez dans ce très beau cadre, dans l’orangerie du Château, pour profiter de cette seconde visite, Raphaëlle Bacqué vous y attendra !.

Pensez à réserver sur contact@lagroirie.com

Marie-Adélaïde – Librairie Doucet/MC

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en compagnie de Julien et  Fabien Obric en cliquant ici !

« Kaiser Karl » – Biographie de Raphaëlle Bacqué – Pages : 256 pages – prix : 19.90 € (paru le 5/6/2019) 

Goncourt 2019 : les noms des quatre finalistes dévoilés et dernière sélection

PRIX GONCOURT 2019  : LES QUATRE NOMS SONT DÉVOILÉS

En-route-pour-le-GoncourtLa proclamation du prix Goncourt aura lieu lundi 4 novembre au célèbre restaurant Drouant (Paris)

Les membres de l’académie Goncourt se sont déplacés en Normandie pour dévoiler ce dimanche 27 octobre, la dernière liste composée de 4 titres. L’événement s’est déroulé au Grand Hôtel de Cabourg (Normandie), lieu choisi par le jury pour marquer l’anniversaire (le centenaire) du prix Goncourt qui avait été attribué le 10 décembre 1919 à Marcel Proust pour « A l’Ombre des jeunes filles en fleurs ».

Parmi les finalistes, les jurés ont retenu une femme et trois hommes !

1) « La part du fils » de Jean-Luc Coatalem (Stock)  qui  revient sur la vie de son grand-père, c’est son histoire personnelle.LA PART DU FILS

 

 

2) « Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon » (L’Olivier) de Jean-Paul Duboisjean paul dubois tout le monde n'habite pas

 

 

3) « Soif » par Amélie Nothomb où elle interroge Jésus-Christ, durant les dernières heures de sa vie, de son procès à sa crucifixion (Albin Michel)

SOIFC’est la troisième fois qu’elle figure sur la liste du Goncourt, la première fois c’était en 1999 !, la deuxième fois en 2007 pour « Ni d’Eve ni d’Adam » qui avait obtenu le prix de Flore.

 

4) « Extérieur monde » d’Olivier Rolin (Gallimard) qui  raconte ses souvenirs de voyage.

OLIVIER ROLIN EXTERIEUR MONDE

Le 4 novembre prochain, le nom du successeur du lauréat 2018 sera dévoilé. Il s’agissait de Nicolas Mathieu pour « Leurs enfants après eux » chez Actes Sud. En cas de victoire, Stock et l’Olivier recevraient  leur premier Goncourt ! – Albin Michel, son douzième (et le premier depuis 2013) et Gallimard son trente huitième depuis « Chanson douce » de Leïla Slimani.

L’académie Goncourt, présidée par Bernard Pivot se compose de :

Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Paule Constant, Didier Decoin, Virginie Despentes, Patrick Rambaud, Eric-Emmanuel Schmitt. Pour raisons personnelles, Virginie Despentes était absente aux délibérations.

LE  GONCOURT DES LYCÉENS

Il sera connu Jeudi 14 NovembreLes auteurs non retenus dans la sélection finale sont toujours en lice pour le Goncourt des lycéens. Les jeunes jurés choisissent dix jours plus tard leur lauréat parmi les auteurs retenus par les académiciens lors de la première sélection. (à l’exception de Léonora Miano qui a déjà obtenu cette récompense en 2006) –

Ils auront donc le choix entre dix ouvrages :

« Le ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena (POL) –

« Le ciel par-dessus le toit » de Nathacha Appanah (Gallimard) –

« Un dimanche à Ville-d’Avray » de Dominique Barbéris (Arléa) –

-« Mur Méditerranée » de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)

– « Un monde sans rivage » d’Hélène Gaudy (Actes Sud)

– « La terre invisible » d’Hubert Mingarelli (Buchet-Chastel)

 « Avant que j’oublie » de Anne Pauly (Verdier)

« Sœur » d’Abel Quentin (L’Observatoire)

– « Le cœur battant du monde » de Sébastien Spitzer (Albin Michel)

– « Les choses humaines » de Karine Thuil (Gallimard)

BONNE LECTURE ET BON CHOIX !

LIBRAIRIE DOUCET/MC

 

Pour une révolution délicieuse d’Olivier Roellinger – Éditions Fayard

POUR UNE REVOLUTION DELICIEUSE

A CONSOMMER SANS MODÉRATION ! UN VRAI RÉGAL !

« Puisque les hommes politiques ne veulent pas se battre, nous, citoyens, pouvons nous lever pour une révolution délicieuse Aujourd’hui, j’aimerais mener avec vous, tous unis, ce soulèvement alimentaire pacifiste et joyeux. Nous battre pour qu’enfin nous reprenions en main notre destin et arrachions des griffes des industriels ce trésor de l’humanité qu’est la nourriture.
Car la nourriture est tout à la fois notre premier médicament, notre héritage et notre culture. Il est essentiel de transmettre le goût d’une cuisine écologiquement saine à nos enfants, comme nous leur apprenons à marcher, lire et compter.
Face à l’état de la planète, la cuisine est une des clés de la transition écologique qui s’impose à notre société. » (O.R.)

C’est du livre « Pour une révolution délicieuse » qui m’a beaucoup touchée dont je vais vous parler. Il est écrit par Olivier Roellinger. Olivier Roellinger,  on le connaît, c’est le Chef triplement étoilé du restaurant des Maisons de Bricourt, à Cancale, qui s’est surtout fait connaître pour sa cuisine à base d’épices qu’il ramenait de ses voyages et lorsqu’il a cédé son restaurant à son fils, il s’est engagé dans une dynamique que l’on connaît par cœur, parce qu’on nous en parle souvent…, c’est-à-dire « manger responsable » et « être un peu citoyen dans notre alimentation« . Il vient de sortir ce livre là-dessus et c’est un vrai coup de cœur ! Effectivement, Olivier Roellinger martèle et enfonce le clou de tout ce qu’on connaît déjà, sauf que ce livre est agrémenté de ses expériences.  Il raconte  tout ce qu’il a pu en voir, à travers ses voyages, à travers sa cuisine, à travers l’évolution même de son métier, au fil des ans et comment il l’a exercé.. Notamment, il y a tout un chapitre consacré aux achats qu’il faisait au marché de Rennes quand il a commencé. Il y en avait beaucoup, c’étaient des adresses secrètes entre Chefs ! Puis, à la fin, où les producteurs locaux étaient beaucoup plus restreints…., il y en avait si peu qu’ils se sont alliés pour les faire connaître.

Il y a des chiffres aussi dans ce livre et là c’est hallucinant ! Quand il parle des enfants,  de l’alimentation des enfants. Parce que ça commence par ça, l’éducation des enfants, Olivier Roellinger dit que, si on leur apprend à marcher, lire et compter, qu’on leur apprend de nouvelles langues ou bien faire du sport, on devrait aussi leur apprendre à cuisiner et à manger sain, parce que c’est la base de l’alimentation et d’une bonne santé !… Alors, il cite quelques chiffres et quelques-uns m’ont interpellée, c’est-à-dire qu’en France, à l’heure actuelle, le budget moyen pour une cantine, pour un enfant, c’est 1.50 € par jour ! C’est quand même surprenant ! Il indique que 40 % de la production alimentaire mondiale est détruite, c’est-à-dire qu’il y a  40 % des produits qu’on fabrique pour l’alimentation qui ne sont pas non utilisés, et qui sont détruits. Voilà,  il y a un gaspillage énorme ! Donc, il parle de cette cuisine et de ces produits mais en même temps, il dit : « acheter responsable, ce n’est pas simplement acheter chez le producteur du coin ou du poisson frais chez le poissonnier ». Il faut aussi s’interroger si tous ces gens-là peuvent vivre de leur production, et c’est là, où on devient citoyen.

C’est un livre très intéressant.

Il y a un chapitre sur les femmes. Il rend un hommage majestueux aux femmes parce que ce sont les mères nourricières. Plein de choses intéressantes dans ce livre  agrémenté de nombreuses anecdotes qu’il a vécues, tout au long de sa vie. C’est magnifique ! Il y a même des passages qui m’ont vraiment émue, notamment quand il parle du poivre et de ce producteur de poivre en Inde et je vous assure, en lisant le chapitre, il y a un moment où j’ai ressenti beaucoup d’émotion ! Il rappelle et il s’insurge aussi contre les lobbyings ! Il faut faire attention aussi, au lobby des locavores parce qu’il rappelle que si à l’époque, on n’avait pas été aussi vigilants, aujourd’hui sur nos tables françaises  il n’y aurait ni poivre, ni pomme de terre, ni chocolat, ni vanille…. Et c’eût été fort dommage ! 

UN LIVRE PASSIONNANT !

Nathalie /M.Christine

Écoutez Nathalie de la librairie Doucet en compagnie de Clarisse Frigoul sur France Bleu Maine, en cliquant ici !

« Pour une révolution délicieuse » – Prix  : 18 euros – 200 pages – (Paru le : 22/08/19)

America – numéro 11/16 – François Busnel et Eric Fottorino – L’ Amérique comme vous ne l’avez jamais lue.

numero_486877_4ad7                              Nous sommes arrivés  au N° 11/16                                   (plus que 5 numéros à paraître !)

Le compte à rebours peut commencer – Sur la tranche de la revue, le « C » de AMÉRICA apparaît !

En présentation de cette couverture rouge « L’AMÉRIQUE DES MARGES » et AMÉRICA nous dévoile les auteurs de cet automne 2019 – Un numéro toujours aussi riche et dense !

  • Toujours l’éditorial de François Busnel
  • JONATHAN SAFRAN FOER -Notre choix (VO & VF) « Nous ne pensons peut-être pas que les climatologues mentent, mais sommes-nous capables de croire ce qu’ils nous disent ? »
  • La chronologie : trois mois dans l’Amérique de Trump (du 3 juin au 26 août)
  • La chronique du poisson rouge

LE GRAND ENTRETIEN avec JOYCE CAROL OATES par François BUSNEL-

L’AMÉRIQUE EST-ELLE MALADE ? une enquête de Philippe COSTE

LE DOSSIER  : L’AMÉRIQUE DES MARGES – Safe Ground par William T. VOLLMANN – La fabrique des pauvres par LEE STRINGER – INFOGRAPHIE – Au pays des hillbillies par CHRIS OFFUTT – Les lisières de la ville par Marie Darrieussecq – Trans America par ALEX MARZANO LESNEVICH –

. Portfolio TOP OF THE WORLD

– Nouvelle TONI MORRISON  Récitatif

– In the city LAS VEGAS avec Alice ZENITER – Cinéma MACADAM COWBOY par Douglas KENNEDY – Séries : SOUTH PARK par Julien BISSON

– LE GRAND ROMAN AMÉRICAIN : JOHN FANTE LA SAGA BANDINI – Petite histoire d’un grand livre :par André CLAVEL 

  • MORCEAUX CHOISIS (VF & VO)
  • POURQUOI J’AIME JOHN FANTE
  • CHRONIQUES : « Les femmes et les enfants d’abord » par Olivia de Lamberterie
  • Figures de Donald par Augustin Trapenard

Parution trimestrielle de cette revue au prix de 19 € !

– En ce début d’automne, profitez-en pour lire et parcourir ces 194 pages, bien au chaud ! – Revue que vous trouverez chez votre libraire ou en kiosque.

Librairie Doucet/MC

 

 

Le ciel par-dessus le toit – Nathacha Appanah – Éditions Gallimard

le ciel par-dessus le toit

Entre ombre et lumière

En lice pour le Renaudot et pour le Goncourt 2019, voici le dixième roman de Nathacha Appanah.

Un ouvrage très court (125 pages) dans lequel l’auteure décrit une mère dépressive qui a élevé seule  ses deux enfants,  prénommés Paloma et Loup, nés de deux pères différents, des prénoms de fauve et d’oiseau –des griffes pour mieux se défendre et des ailes pour voler– mais qui, hélas ne serviront à rien !  La mère s’appelle  Phénix (alias Eliette). Elle a traversé beaucoup de difficultés dans sa vie. Elle n’arrive jamais à donner  l’amour qu’il faudrait à ses enfants. Ils vont ressentir ce manque d’amour et peu à peu vont s’éloigner d’elle. Paloma, va partir de chez elle (ça se passe dix ans auparavant, avant le début du roman), ce lieu où Phénix, la mère vendait des pièces détachées... Puis, c’est au début du roman qu’on apprend que Loup va fuguer, une fugue qui va tourner au drame, commettant l’irréparable, rouler sans permis avec la voiture de sa mère, provoquer un carambolage, se faire arrêter par la police et terminer à la Maison d’arrêt pour mineurs. Pourquoi Phenix n’arrive-t-elle plus à aimer ses enfants ? Tout le roman va s’intéresser à l’histoire de cette mère, l’alliant même à celle de ses parents, de ses enfants…. Dans son enfance, Eliette (devenue Phénix) était une petite fille très particulière, à la beauté remarquable dont les parents débordant d’amour, en adoration devant elle. Ils ont voulu exploiter « le filon » et en faire une « Reine de beauté »  (chaussures à talons, photos, maquillage, chanter devant les adultes etc..) jusqu’au jour où un collègue de son père a abusé d’elle…..et, puis c’est la descente aux enfers dès ses 11 ans. Plus tard…, à 16 ans, murée dans son silence, alors qu’elle incendie la maison de ses parents, des séjours en milieux psychiatriques seront nécessaires.  Eliette ne sera plus Eliette ! Devenue mère à son tour, mère plutôt immature, n’a pas d’amour à distribuer à ses propres enfants :  Paloma et  Loup, un schéma d’amour qu’elle n’a pas voulu reproduire.

Deux enfants qui ont hélas grandi en fleurs venimeuses sur un mauvais terrain !

De nombreuses réflexions naissent de ce roman à propos de l’amour que l’on reçoit, que l’on perçoit, ou de celui que l’on donne ? Pour Phénix, est-ce la raison de ce  trop perçu d’amour ?  Elle est devenue trop distante, trop froide avec ses propres enfants ? – Est-ce qu’on aime ses enfants comme il le faudrait, suffisamment ou pas assez ? C’est un roman qui ne parle pas du milieu carcéral, mais de ces prisons que chacun porte en soi.

Ce nouveau roman est une vraie merveille. La beauté de l’écriture, l’histoire puissante de ce trio et ses questionnements sur les traumatismes de l’enfance mais aussi sur les liens familiaux.

La poésie, la grâce, le style, la beauté de l’écriture : quelle magnifique lumière à travers cette noirceur !

Ci-dessous, le poème de Paul Verlaine écrit en 1873 alors qu’il est en prison en Belgique après avoir tiré sur son ami, Arthur Rimbaud, publié en 1881 dont est extrait le titre du livre :

« Le Ciel par-dessus le toit » de Nathacha Appanah

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Librairie Doucet Le Mans/Marie-Christine

Nathacha Appanah est l’auteure de neuf livres qui construisent un œuvre forte et singulière. Son dernier roman, « Tropique de la violence«  a reçu quinze prix littéraires.

« Le ciel par-dessus le toit » 125 pages – prix : 14 € – (parution : juin 2019)