La plus précieuse des marchandises -un conte- Jean-Claude GRUMBERG- Ed. du Seuil – La librairie du XXIè siècle-

la plus précieuse des marchandisesLa plus précieuse des marchandises. Un conte.

Prix spécial du jury du prix des libraires – Prix des lecteurs de l’Express/BFMTV – Grand prix de la Société des Gens de Lettres pour l’ensemble de son oeuvre.

POUR NE PAS OUBLIER !

Présentation : « Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale oui oui oui oui oui. » J-Cl. G.

Un petit livre de 120 pages mais un grand livre de par sa qualité. Ce petit livre écrit sans prétention, sous forme de conte pour nous raconter l’Histoire : « un grand bois, un pauvre bûcheron et une bûcheronne en mal d’enfants… Tout près passe une ligne de chemin de fer où des trains passent régulièrement… Tout autour, la guerre ». Un conte poétique et éblouissant, sur une des périodes les plus sombres de l’Histoire de l’Europe. 

A lire absolument, à distribuer, et surtout à partager pour ne pas oublier... Un livre qui devrait s’inscrire au programme d’Histoire de tous les établissements scolaires. A consommer sans modération ! A mettre entre toutes les mains, enfants, jeunes adolescents et adultes ! Une belle manière de raconter l’Histoire.

Librairie Doucet/M.Christine

« La plus précieuse des marchandises » – 120 pages – prix : 12 € – La librairie du XXIè siècle – Collection dirigée par Maurice Olender.  (Janvier 2019)

Jean-Claude GRUMBERG est l’auteur d’une trentaine de pièce de théâtre, joués partout dans le monde, et scénariste (avec Truffaut, Costa-Gavras, etc..) Il a publié au Seuil, dans « La librairie du XXIè siècle », « Mon père Inventaire » (2003)  et « Pleurnichard »  (2010).

Et pour ceux qui voudraient aller plus loin, lisez « LE CHÂLE » de Cynthia OZICK préfacé par Valentine Goby (Signatures POINTS)

 

Le Consentement – Vanessa Springora – Éd. Grasset

UN TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT 

le consentementDans les mains de Nathalie, un livre dont on parle énormément en ce moment ! et pour cause : « Le Consentement » de Vanessa Springora où l’éditrice revient sur sa relation avec l’écrivain primé Gabriel Matzneff : un livre qui devient  l’affaire Matzneff !.

  • « Pour tout vous dire, à la sortie du livre, Nathalie s’était dit :  – « Je ne vais pas lire ce livre là, un écrivain, un auteur de plus qui raconte ses problèmes d’enfance, nous en avons assez régulièrement. C’est un peu toujours la même chose et ils ne sont pas les seuls à avoir écrit des choses compliquées ».  Je préfère les écrivains qui inventent une vraie histoire. Et puis, il y a eu un papier, dans une revue qui était assez intéressant et là, je me suis laissée tenter par les premières pages pour découvrir,  voir ce que cela donnait ! En fait, je l’ai dévoré…. »
  • C’est excessivement bien fait. Alors, pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire : Vanessa Springora, à l’âge de 12-13 ans -alors que sa mère gravite dans les milieux littéraires-  rencontre un type âgé de 50 ans, Gabriel Matzneff, un auteur bien implanté, connu et reconnu,  mais un prédateur sexuel qui va exercer une emprise, avec lequel elle aura une relation pendant quelques années, jusqu’au moment où elle va découvrir -alors qu’elle croit vivre une très belle histoire d’amour, malgré la différence d’âge- qu’elle n’est pas la seule. Il joue à ce petit jeu là, avec plein d’autres jeunes filles, des jeunes gens…. Voilà !..  Et, elle raconte.
  • Elle a mis trente ans à écrire ce livre hyper intéressant, c’est brillant, c’est très bien construit et il n’y a pas du tout ce côté voyeur, c’est-à-dire que ceux  qui s’attendent à des détails croustillants, passez votre chemin, ce n’est pas le propos du livre. Elle décrypte et elle raconte l’emprise. Comment tout ça fonctionne. Mais avec la distance nécessaire, –parce que trente ans se sont écoulés, parce qu’elle a fait un travail sur elle-même-, il n’y a aucune colère, aucun désir de vengeance. C’est juste comment tout cela se met en place et puis comment on se défait de ça. C’est le témoignage d’une enfant, devenue femme. Et ce qui est passionnant, c’est qu’elle pose les bonnes questions. C’est-à-dire, par exemple pourquoi ? Je ne sais pas si vous avez vu ce clip, la fameuse vidéo dans l’émission Apostrophes de Bernard Pivot ?. C’est hallucinant ! C’est dans les années 80 alors, elle replace aussi la chose, dans ces années-là, où on ne tenait pas compte de la parole de l’enfant alors qu’aujourd’hui, l’enfant s’exprime et on l’écoute. Est-ce que le contexte et les années excusent tout ? Non, elle n’excuse pas ! Elle pose les bonnes questions et elle met les choses en avant. Elle dit aussi, la faille…. Un père qui a pris la poudre d’escampette très jeune, un père absent, une mère issue des années 68, d’une grande liberté sexuelle : « il est interdit d’interdire » !. Donc, on ne veut pas s’obliger des choses, en tant que parents, on ne veut pas obliger ses enfants à les mettre dans des carcans. Elle resitue aussi tout ça, dans ces années-là et on se dit : quelle époque ! Elle pose aussi la question du milieu. Est-ce que, parce que quelqu’un est connu, ou bien dans le monde du cinéma, aussi dans l’église ?… La question s’est posée depuis plusieurs années, dans l’église. Est-ce que ça l’absout de tout ?
  • C’est hyper intéressant. C’est brillant. C’est intelligent. C’est bien construit. C’est digne.  Et quand on referme le livre, on se dit que si ce livre-là sert juste à sauver un enfant, une jeune fille ou un jeune garçon, il aura réussi sa mission ! Vraiment c’est brillant !

  • « Voilà, c’est le témoignage terrible d’une femme éditrice qui raconte comment elle s’est retrouvée sous l’emprise de Gabriel Matzneff. Ce qui est quand même hallucinant, c’est que ce type a sorti un livre en novembre 2019,  retiré de la vente depuis peu, quand même ! Il a agi pendant des décennies, en toute impunité. Et enfin, ça semble changer un peu, aujourd’hui !…. Alors, si ça peut faire bouger les choses…. Eh bien, TANT MIEUX ! « Et, visiblement ça les fait bouger…. »

Nathalie/MC

Écoutez Nathalie de la librairie Doucet sur France Bleu Maine, en compagnie de Fabien Obric et Sophie Thomas, en cliquant ici !

« Le Consentement » – 216 pages – prix : 18 €  (paru le 02/01/20)

America N° 12/16 – L’ Amérique comme vous ne l’avez jamais lue – François Busnel avec le « 1 » d’Eric Fottorino

TOUS LES TROIS MOIS EN KIOSQUE ET EN LIBRAIRIE. AMERICA DURERA LE TEMPS DU MANDAT PRÉSIDENTIEL DE DONALD TRUMP (4 ANS et 16 NUMÉROS).

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MARGARET ATWOOD                                                                  ART SPIEGELMAN TRUMP Grand Entretien                                                                                 et les super-héros

Derrière les barreaux de Philippe Coste

Revue-AmericaL’AMÉRIQUE AIME-T-ELLE LA GUERRE ?

par Don WINSLOW – James ELLROY – Tim O’BRIEN – KEVIN POWERS – Jennifer HAIGH –

Ernest HEMINGWAY  Le  Grand roman Américain –   Pour qui sonne le glas. 

            Kurt VONNEGUT  :   Une nouvelle inédite Tous les chevaux du Roi

In the city : LOLA LAFON : Seattle

Cinéma French Connection  DOUGLAS KENNEDY 

CHRONIQUES

Les Femmes et les enfants d’abord Olivia de Lamberterie

Figures de Donald de Augustin Trapenard

LIBRAIRIE DOUCET/MC.

Revue trimestrielle – 191 pages – prix : 19 €

Jérôme GARCIN – Le dernier hiver du Cid- – Éd. Gallimard

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LE DERNIER HIVER DU CID

UN TRÈS BEL HOMMAGE À CE GRAND ACTEUR !

 Présentation : « Il y a soixante ans, le 25 novembre 1959 disparaissait Gérard Philipe. Il avait trente-six ans. Juste avant sa mort, ignorant la gravité de son mal, il annotait encore des tragédies grecques, rêvait d’incarner Hamlet et se préparait à devenir, au cinéma, l’Edmond Dantès du Comte de Monte Cristo. C’est qu’il croyait avoir la vie devant lui. Du dernier été à Ramatuelle au dernier hiver parisien, semaine après semaine, jour après jour, l’acteur le plus accompli de sa génération se préparait, en vérité, à son plus grand rôle, celui d’un éternel jeune homme. « 

Un livre plein de tendresse, tout en délicatesse. Très touchant  et Passionnant !

Un hommage vibrant à l’un des plus grands acteurs français, l’un des plus grands acteurs de sa génération. Un bel ouvrage écrit avec plein de sobriété, de retenue, sans pathos par Jérôme Garcin dont on connaît le talent, époux d’Anne-Marie, la fille de Gérard Philipe, qui retrace les derniers mois de son beau-père, à travers une belle écriture richement documentée : archives, famille et amis….  De Ramatuelle à  la Rue de Tournon à Paris, en passant par Cergy, c’est le quotidien de Gérard Philipe que nous partageons et que nous accompagnons jusqu’au jour fatal. 

Nous n’avons pas oublié : « Fanfan la Tulipe », « Les orgueilleux », « Les grandes manoeuvres », « La Beauté du Diable », « Le Diable au corps », « La Chartreuse de Parme…..

« Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? »

Gérard Philipe restera pour tous ceux qui l’ont admiré et aimé, l’icône du cinéma français, l’éternel « Cid » de Pierre CORNEILLE, celui qui a assuré un immense succès populaire ! 

UN TRÈS BEAU PORTRAIT !

Merci à vous Jérôme GARCIN !

Librairie Doucet/M. Christine

« Le dernier hiver du Cid » – 195 pages – prix 17,50 € (Prix Jean Bernard 2019)

Jérôme GARCIN est l’auteur d’une vingtaine de livres aux Éditions Gallimard, parmi lesquels « La Chute de cheval », « Théâtre intime », « Olivier », « Le voyant » et « Le syndrome de Garcin »

Et toujours les Forêts – Sandrine Collette – Éd. JC Lattès

Et toujours les foretsEt toujours les Forêts

La librairie Doucet a l’immense plaisir de recevoir

SANDRINE COLLETTE  qui vient à la rencontre de ses lecteurs

Vendredi  17 Janvier à 18 heures  – Finaliste du Grand Prix RTL – Lire 2020 –

Enfant non désiré, Corentin a passé sa prime enfance ballotté d’un foyer instable à l’autre avant d’être définitivement abandonné par sa mère à son arrière-grand-mère, Augustine. Auprès de la vieille femme, dans ces lieux isolés, le garçon trouve un équilibre et la part d’amour qui lui a été refusée jusqu’alors.
Parti à la «Grande Ville» pour poursuivre ses études, tout en se promettant de revenir auprès d’Augustine, Corentin découvre une nouvelle vie faite d’insouciance et de fêtes, d’amitiés et d’amours éphémères jusqu’à la nuit de la catastrophe. Descendus dans les catacombes, Corentin et ses amis ressentent une terrible explosion. À leur sortie à l’air libre, ils découvrent un monde calciné.
Dès lors, le jeune homme n’a plus qu’une idée en tête : revenir aux Forêts, retrouver Augustine.

Quant tout s’effondre, quand tout est mort…, quel avenir reste-t-il à l’homme ? Y a-t-il encore un peu de place, un peu de lumière pour espérer ? Un récit dystopique, un roman noir, post-apocalyptique, dont nous sommes tous concernés par le thème et qu’il faut absolument lire ! Sandrine Collette sans rien imposer dans la réflexion  nous ouvre quelques pistes, à vous de faire travailler votre imagination ! Un livre très cinématographique. 

Née en 1970 Sandrine Collette,  docteure en science politique, partage son temps entre la région parisienne et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Son premier roman « Des nœuds d’acier » rencontre un vif succès avec 20 000 exemplaires vendus et obtient le Grand Prix de littérature policière – « Il reste la poussière »
Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans « Six fourmis blanches » (2015) et  (Prix Landerneau du polar 2016). En 2017 paraît « Les larmes noires sur la terre ».

Librairie Doucet/MC

Et toujours les Forêts – 333 Pages – prix : 20 € (parution 12/2019)

Italo Calvino – Pourquoi lire les classiques – Éd. Folio

pourquoi lire les classiquesItalo Calvino a intitulé son livre « Pourquoi lire les classiques »

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Laissez-nous votre commentaire ! (pour cela rendez vous sous le titre du livre présenté, dans la rubrique LAISSER UN COMMENTAIRE, puis dans RÉPONDRE au bas de l’article)

Quatrième de couverture : « Un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire ». « Pour comprendre qui nous sommes, Italo Calvino nous invite à lire ou relire les chefs-d’oeuvre de la littérature universelle. De Xénophon  à Borges, en passant par Homère, Balzac, Dickens, Flaubert, Tolstoï, Queneau et Ponge, suivez le guide. »

Pourquoi lire les classiques – 416 pages – prix : 8 €

Librairie Doucet/MC

 

ORDESA – Manuel Vilas – Éd.du sous-sol

ORDESAORDESA

Prix Femina Étranger 2019

“Mon cœur ressemble à un arbre noir couvert d’oiseaux jaunes qui piaillent et me perforent la chair.”  Tel est l’autoportrait brut et sans tabou d’un écrivain confronté à la disparition de ses parents.

Le titre du roman fait allusion à un endroit précis : ORDESA, un endroit situé dans les Pyrénées, à la frontière franco-espagnole. C’est le nom d’une montagne où Manuel Vilas passait ses vacances en famille, lorsqu’il était enfant.  Et, c’est là-bas qu’il nous emmène ! Ce livre intitulé ORDESA est aussi en  hommage à son père.

Manuel Vilas revisite avec beaucoup de mélancolie, le temps de son enfance, mêlant à la fois le présent et le passé. Sans être macabre, c’est à travers différents portraits des membres de sa famille qu’il nous invite à aller à la rencontre de ces êtres aimés et disparus. Il décrit une certaine Espagne, celle de la classe moyenne basse, à l’heure du franquisme, celle  d’une époque révolue, entre les années soixante et la fin des années soixante-dix. Il se remémore des scènes de la vie quotidienne.

Ce texte merveilleux et poétique est un peu comme une lettre qu »un fils adresse à ses parents, en guise de remerciements afin de réparer les erreurs du passé, prononcer les paroles qui n’ont pu être dites, leur dire à quel point ils avaient été importants pour lui, alors qu’ils étaient encore en  vie.

Un livre que l’auteur a écrit après le décès de sa mère. Un roman qui explore la mémoire familiale, les relations entre les pères, les mères et les enfants. Entre roman et fiction. Un récit délicat et bouleversant. 

Librairie Doucet/M.Christine

« ORDESA » – 398 pages – prix : 23 €

« Phénomène de librairie en Espagne, ORDESA a été désigné Meilleur livre de l’année par les grands quotidiens El País et El Mundo, imposant Manuel Vilas comme un écrivain majeur de la littérature espagnole. »

« Un livre magnifique, courageux et bouleversant » Javier Cercas. 

Mictlán – Sébastien Rutés – Éd. Gallimard – La noire

MICTLAN 2 MITCLÁN

 Très  officiellement, Nathalie, nous vous souhaitons une excellente année, à tout le monde, ainsi qu’à toute l’équipe de la librairie Doucet qui est toujours là, à nos côtés, chaque semaine pour nous proposer des coups de cœur ! Fabien Obric et Sophie Thomas France Bleu Maine.Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"

Et, Nathalie vient nous présenter un livre espagnol mais, ça se passe au Mexique !

MITCLÁN* de Sébastien RUTÉS

*Mictlán : en nahuatl, « le lieu des morts », où les défunts accèdent à l’oubli après un long voyage à travers le monde d’en bas. »Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"

C’est  un petit livre de cent cinquante pages, très passionnant. Une espèce de huis-clos qui se passe dans un camion. A l’approche des élections, le Gouverneur est candidat à sa propre réélection, sauf qu’au Mexique  –on le sait- il y a beaucoup de violence liée notamment  à de nombreux trafics en tous genres, beaucoup de morts ; les morgues et les cimetières sont saturés. Et s’il y a trop de morts, c’est mauvais signe et ce n’est pas terrible pour la campagne électorale du Gouverneur. Il va donc charger un type qui s’appelle Le Commandant, de recruter deux pauvres bougres, un type qui s’appelle « Gros », un ancien malfrat et le second surnommé « Vieux », un homme que la vie n’a pas épargné ; il a  perdu sa fille, elle a complètement disparu et il la cherche partout. Ces deux types vont être chargés d’un convoi exceptionnel très particulier puisqu’il s’agit d’un camion frigorifique contenant cent cinquante sept cadavres qu’ils doivent acheminer à Mictlán parce que c’est le lieu des morts où les défunts accèdent, l’endroit où l’âme des morts est protégée. Les mexicains sont très superstitieux. Bien sûr, ce camion suscite des convoitises et, si cette affaire est révélée au grand public, ce sera un scandale. Ils ont ordre de faire la route sans jamais s’arrêter, vingt-quatre sur vingt-quatre, sauf pour faire les pleins de carburant. Si les deux hommes dérogent à la règle, ils le savent, ils iront rejoindre la cargaison. Donc, ils mangent, ils dorment, leur pause pipi se fait dans le camion. Tout se fait à partir du camion.… C’est un huis-clos entre ces deux hommes qui ne se connaissent pas, qui vont se révéler  au fur et à mesure du trajet. « Vieux » et « Gros » ont l’interdiction d’ouvrir ce camion sauf que « Vieux » aimerait  bien jeter un œil dans la remorque parce qu’il cherche sa fille et il se dit que peut-être elle se trouve dans le chargement !

Alors, ça bouscule, ça peut paraître austère, un peu dur. Il y a quand même l’âme de ces morts qu’on doit protéger et vous verrez,  la fin est surprenante et il y a quand même un peu de poésie !..

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La route, semée d’embûches, les conduira-t-elle au légendaire Mictlán, le lieu des morts où les défunts accèdent, enfin, à l’oubli ?

Nathalie de la librairie Doucet/MChristine

Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"Écoutez Nathalie de la librairie Doucet sur France Bleu Maine en compagnie de Sophie et de Fabien, en cliquant ici !Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"

« Mictlán »153 pages – prix : 17 € parution 03/01/20

« De ses quinze ans à enseigner la littérature latino-américaine à l’université, Sébastien Rutès garde cette idée de Jorge Luis Borges qu’il n’ a pas de meilleur biographie pour un écrivain que ses œuvres (et B. Traven ajoute : « sinon, soi ce sont les œuvres qui ne valent rien, soit c’est l’homme »). La biographie de Sébastien Rutès comporte six romans de genres très divers, dont un écrit à quatre mains et en deux langues avec un ami mexicain. Tout est dit pour qui sait lire entre les lignes ».

Zadig – Magazine N° 4 -Toutes les France qui racontent la France -(à retrouver chaque trimestre)

« HEUREUX COMME DIEU(X) EN FRANCE » ?
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Après le « 1 » et « America » Éric Fottorino a lancé « ZADIG », ce nouveau magazine dont voici le numéro 4,  consacré aux relations que les Français entretiennent avec la religion.  Celui-ci est consacré aux relations que les Français entretiennent avec la religion. Des entretiens, des reportages depuis les Côtes d’Armor à La Réunion, en passant par le Val de Marne, à la rencontre de croyants de toutes sortes, il dresse un état des lieux du paysage spirituel de notre pays. 

Parmi les contributeurs : 

  • Une conversation avec Annie Ernaux évoquant son enfance normande à Yvetot, dans le café-épicerie de ses parents.
  • Y’a de la joie, la chronique de Leïla Slimani
  • Un reportage : « Dans la peau d’un ouvrier intermédiaire » ( par Arthur Frayer-Laleix)
  • « LE BLEU DE L’HIVER » par Michel Pastoureau
  • « A la fin du Moyen Age chaque saison possède sa couleur emblématique. Le printemps est vert, l’été rouge, l’automne jaune et l’hiver noir«  Michel Pastoureau (p. 48)
  • Les Hauts d’enfance de Michel Quint
  • Portrait de famille par Erwann Desplanques
  • HEUREUX COMME DIEU(X) EN FRANCE ? – L’éclairage de Olivier RoyL’infographie « Croyants et pratiquants » – « La France à la carte » par Hervé Le BrasReportage : « Islam, sac à dos & feu de camp » – Portrait « Après Charlie, il passe à l’action »  – Reportage « En Bretagne, l’Eglise s’éteint ». – La vision d’un écrivain : « Dieu, il discute en France » par Frédéric Boyer – Impression « J’aime Jésus et les frites » par Linda Caille – Reportage : « Synagogue cherche fidèles » – Entretien : « Le Judaïsme n’est pas un bloc monolithique » par Delphine Horvilleur. Reportage : « La Réunion, terre de religions. » –
  • Petite histoire d’un grand livre par Olivier Wieviorka – La faute à Voltaire « Une histoire de virgules » par Martin MAUGER – Naissance d’une chanson Clara LUCIANI « La Grenade » une rébellion féministe.

Faits Divers : « Arsenic et vieilles poubelles » par Christophe BOLTANSKI – La nouvelle inédite : « Une famille en Touraine » par Irène FRAIN –  « Pourquoi j’ai choisi la France ? » par Dany LAFFERRIÈRE. – PORTFOLIO « GARDIENS DU TEMPS » par Florence JOUBERT.

« Vous ne pouvez pas savoir le plaisir de lire une histoire qui se passe à Rouen chez Flaubert, à Bordeaux chez Mauriac ou à Grenoble chez Stendhal… » Dany Laferrière (p. 162)

  • Ça s’est passé près de chez vous de Régis JAUFFRET
  • Faire ensemble : La chronique de Marie DESPLECHIN – « La Macronie en BD » par Mathieu SAPIN.

Cette revue trimestrielle est en vente en Kiosque, à la Maison de la Presse et dans toutes bonnes librairies – prix : 19 € – 191 pages –

LIBRAIRIE DOUCET/MC

 

Des livres sélectionnés et présentés par Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine

Écoutez Marie-Adélaïde de la librairie Doucet depuis les studios de France Bleu Maine, en compagnie de Fabien, en cliquant ici !

Marie-Adélaïde Dumont M. Adélaïde nous présente pour cette fin d’année une sélection de quatre livres, à lire en 2020  !

les choses humaines karine tuil

Les choses humaines de Karine Tuil 341 pages – prix : 21 € – (Éd. Gallimard) 

L’un des grands coups de cœur de l’année 2019 de Marie-Adélaïde – Karine Tuil :  Exceptionnel ! – Le thème est simple, c’est la question du consentement – la question du viol. Ça c’est pour la partie des jeunes. Pour la partie des adultes, puisque effectivement ces deux jeunes vont avoir des parents, c’est encore une histoire très compliquée, on se rend compte que le sexe est au cœur de notre société, au cœur de notre vie. Les parents eux, vont avoir à choisir entre leurs attitudes, leur discours en public, leur grande déclaration sur le féminisme, sur la liberté de chacun et puis ce qui se passe quand son propre fils est accusé de viol  ? Quand on est à l’épreuve des faits. Comment se comporte-t-on ? Y croit-on ? Qui accuse-t-on ? Un texte emblématique fort qui va rester longtemps sur nos tables de librairie. C’est clairement un roman  qui a vraiment marqué l’année qui s’achève

cent millions d'annéesCent millions d’années et un jour de J-Baptiste Andréa -308 pages – prix : 18 € – (Éd. L’iconoclaste) 

Un petit bijou de poésie, d’efforts, de colère, de solitude, d’amitié !. Jean-Baptiste Andréa signe un deuxième roman. On va retrouver les thèmes qui lui sont chers : la montagne, la solitude. Il installe ses romans dans une époque où on n’a pas de téléphone, on n’a pas de GPS, on ne sait pas où on est ! On ne peut pas communiquer les uns avec les autres ! – Eh oui, cela a existé ! (je dis cela pour les moins de 20 ans s’ils nous écoute…) Et bien oui, dans les années 50, aucun moyen de savoir où vous étiez ! Je vous présente Stan, qui est paléontologue (très beau métier), il a une vie un peu triste, une enfance qu’on découvrira, pas très joyeuse. Il a la possibilité de redorer sa carrière en découvrant un dinosaure qui est enfoui sous les glaces dans Les Dolomites à la frontière franco-italienne. La montagne est un des personnages principaux de ce roman.

la fabrique des salauds 2La Fabrique des salauds de Chris Kraus  La révélation venue d’Allemagne – 886 pages – prix :  24,90 € – (Éd. Belfond)

Alors, là, je suis moins dans la légèreté, mais pour les amateurs de romans historiques, voici le livre d’un jeune allemand. Il n’y avait que lui qui pouvait écrire sur le sujet. Il va nous raconter des années trente aux années soixante-dix, l’engagement de deux frères qui ont pris fait et cause pour le national socialisme. Ils ont eu un rôle actif pendant la guerre. L’un par choix, par volonté, par décision et l’autre un peu par opportunisme, en se disant qu’il y avait une place à prendre et qu’elle était meilleure que d’autres. 

On conclut avec un peu plus de légèreté ?

Qui a tué l’homme-homard ? de J-M. Erre -358 pages – prix : 19€- (Éd.Buchet-Chastel)qui a tué l'homme homard

Alors, même pas de légèreté Fabien  !  Avec un fou rire assuré… pour ce livre, C’est du délire assuré ! Je vous emmène dans un petit village des Cévennes, totalement isolé, après la guerre, dans lequel s’est installé un cirque de freak show. Vous savez, ces personnages toujours un peu cabossés qu’on montrait à une certaine époque. Ils  sont installés  puisque le cirque a fait faillite. Ils ont fait souche, comme on dit, dans ce village. Certains se sont mariés et ont eu des enfants. Notre homme-homard qui a été tué faisait partie de ce cirque, c’était le plus méchant, le plus vilain, il terrorisait tout le village. Il a été tué et bien tué, démembré en plus de 72 morceaux ! L’enquête va démarrer ; elle est  effectuée  par deux gendarmes, une équipe de bras cassés, dans un village hyper connecté qui suit tout et on a l’impression d’être dans une série sur netflix.  Donc, les pauvres gendarmes sont un peu dépassés et celle qui va les aider à résoudre l’enquête est la fille du maire et là, je vous assure qu’il y a une belle particularité dans son histoire !.. Parfait pour passer de 2019 à 2020 !

Excellentes fin d’année à vous tous !

Plein de bonnes choses et que tous vos rêves se réalisent !

BONNE ANNÉE A TOUS !

Marie-Adélaïde/MC