America – numéro 10/16 – François Busnel et Eric Fottorino – L’ Amérique comme vous ne l’avez jamais lue.

America numéro 10Pour nous faire rêver trois mois, peut-être…, AMERICA a revêtu sa couverture rose pour l’été 2019,  avant l’arrivée de la prochaine revue ! En attendant, plongez-vous dans les articles de Joan Didion et de Miguel Bonnefoy, ils  vous emmènent à Miami et à Hawaï !

Mais,  Que reste-t-il du RÊVE AMÉRICAIN C’est l’intitulé de ce nouveau n° 10 –  AMERICAN DREAM parue le 26 juin.

Dans l’intitulé, nous trouverons : 

. « Pourquoi Trump nous rend fous » de Lionel Shriver. La chronologie « Trois mois dans l’Amérique de Trump – La chronique du poisson rouge.

. Le grand entretien par T. C. Boyle,

. « La guerre contre l’intelligence » de William Finnegan

– Le dossier : AMERICAN DREAM  « Un rêve éveillé » de Dave Eggers « Le cauchemar américain » de David Vann – « Boulevard des rêves brisés » par Yann Perreau – « Rêves de milliardaires » de Philippe Coste

– Infographie Rêve ou réalité ? – Portfolio « Les Derniers cowboys » par Josh Haner – Récit JOAN DIDION « Lettres du Paradis »

Prix America « Les meilleurs Livres de l’année » Sont cités : « Le chant des revenants«  de Jesmyn Ward – « Nomadland » de Jessica Bruder – « L’empreinte » d’Alexandria Marzano-Lesnevich – « L’arbre-monde » de Richard Powers – « Corruption » de Don Winslow –« Le Mars Club » de Rachel Kushner –  « Orange Amère » de Ann Patchett – « Nuits Appalaches » de Chris Offutt – « Une éducation »de Tara Westover – « Perdre la Terre » de Nathaniel Rich. 

– In the city Miguel Bonnefoy « Les Portes de Miami«  – L’Amérique en films -Cinéma « Can you ever forgive me » – Douglas Kennedy –  Séries Orange is the new black par Julien Bisson –

LE GRAND ROMAN AMÉRICAIN : J. D. Salinger « L’attrape-coeurs » – Petite histoire d’un grand livre par  André Clavel – Morceaux choisis (VF & VO) –  Les grands classiques : Pourquoi j’aime J. D. Salinger par Julian Barnes, Jérôme Charyn – Jarvis Cocker, Jay McInerney, Rick Moody, Jonathan Safran Foer, Eudora Welty.

CHRONIQUES – « Les femmes et les enfants d’abord » Olivia de Lamberterie – Figures de Donald Augustin Trapenard.

Au prix de 19 €, cette revue trimestrielle est disponible en librairie et dans les kiosques à journaux !

Librairie Doucet/M. Christine

Publicités

La Geisha & le Joueur de Banjo – Jérôme Hallier – Éditeur « J’ai lu » –

le joueur de banjoCe joli roman pour découvrir le gramophone du Docteur Azoulay, O-Miya  au  shamisen et Tommy au banjo   !

Un délicieux petit livre de poche qui vient de sortir et avec lequel on passe un bon moment !  Cela se passe fin XIXe-début XXe siècle avec l’invention du gramophone ! Le docteur Azoulay qui a réellement existé, spécialiste d’une confrérie de chercheurs, avait envie de laisser des traces aux générations futures en ayant comme projet : la création d’ un musée des sons de l’humanité. Il comprend tout de suite, contrairement à ses collègues que l’invention de ce gramophone, est un outil exceptionnel pour laisser des sons aux générations futures. Alors, il veut profiter de l’exposition universelle qui se déroule à Paris pour enregistrer des sons et des musiques de différents pays. Donc, l’auteur nous raconte toute l’histoire de ce professeur qui va quand même batailler avec ses confrères pour obtenir un budget. Puis, c’est l’histoire de O-Miya, une jeune geisha qui viendra tout spécialement pour cette exposition universelle, jouer du shamisen, un instrument de musique japonais  ainsi que celle de Tommy, venant des États-Unis, ouvrier dans une carrière de granite qui lui,  joue du banjo à ses heures perdues.

Ces trois personnages vont se retrouver au moment de l’exposition universelle.  C’est charmant, c’est délicieux, c’est très frais ! Dans une ambiance asiatique, une ambiance très sereine. Cela fait voyager. De plus ces sons ont réellement existé et à la fin du livre l’auteur nous raconte comment ils ont traversé tout le XXe siècle et où ils sont aujourd’hui ! En réalité, il y a deux histoires : il y a l’histoire réelle des faits et aussi une histoire romancée. L’histoire du Docteur Azoulay est un fait historique réel et puis pour la geisha et le joueur de banjo, il y a certainement eu des personnages qui leur ressemblent mais, là, c’est de la fiction !.

Écoutez Nathalie sur France Bleu Maine en compagnie de Clarisse Frigoul, en cliquant ici !

Nathalie/Librairie Doucet/M.Christine

« La geisha et le joueur de banjo » 256 pages – prix : 7.20 € – chez  J’ai lu Éditeur – (publié 22/5/19) – 

Jérôme Hallier est né à Caen (Calvados) et vit à Francfort après avoir habité plusieurs années à Kyoto. Il parle japonais et joue du banjo. Son premier roman, paru en avril 2018, était intitulé : « Les portraits sonores du Docteur Azoulay  – Éditions Flammarion/Versilo – prix : 17 € en grand format. 

 

Olga -Bernhard SCHLINK – Editions Gallimard du Monde entier –

Un magnifique portrait de femme à travers un siècle agité !OLGA GALLIMARD

[« Apprendre, c’était un privilège. Ne pas apprendre quand on en avait la possibilité, c’était se montrer bête, enfant gâté, prétentieux. »...]

Bernard Schlink est aussi l’auteur du « Liseur » publié en 1996, adapté au cinéma par Stephen Daldry avec comme acteurs, la belle Kate Winglet et Ralph Fiennes. Une très belle adaptation cinématographique du roman, mais si vous souhaitez la version papier, précipitez-vous chez votre librairie préféré !

Dans « Olga« , héroïne de ce livre, l’auteur nous dresse un beau portrait de femme.  Ce roman est divisé en trois parties. 

Mais, qui est « Olga« , ce personnage fictif de Bernhard Schlink ? C’est dans la première partie de ce roman, que nous ferons sa connaissance. ‘« Olga«  serait née au XIXè siècle en Silésie, dans un milieu très modeste. Après la mort prématurée de ses parents, elle sera élevée par sa grand-mère paternelle, en Poméranie, une grand-mère au cœur  sec et dur, une grand-mère acariâtre qui ne l’aimait guère. D’abord, Olga refusera la germanisation de son joli prénom slave en « Helga »  (elle commence à désobéir). De l’autre côté, nous ferons la connaissance d’Herbert et de Viktoria, enfants d’un riche industriel. Ils se rencontrent sur les bancs de l’école. De camarades de jeux, Herbert et Olga deviendront amants mais leur différence sociale ne leur offrira pas le bonheur de se marier –une relation que les parents d’Herbert n’acceptent pas vraiment-. Olga est une jeune fille avide de littérature, de connaissances et son souhait le plus cher serait de devenir institutrice, alors que l’instituteur et le Pasteur tenteront de l’en dissuader… (Olga va une nouvelle fois désobéir). Pour les femmes, à cette époque-là, il était difficile d’accéder à ce genre de poste. Nous sommes à la fin du XIXe siècle, dans l’est de l’Allemagne, sous l’empire de Guillaume II.

Herbert est imprégné d’idées d’expansionnistes dans l’air du temps. Épris de liberté, d’immensité, d’infini…, fidèle à sa personnalité, il veut devenir aventurier, explorateur. Il va commencer à voyager puis partir en Afrique, en Argentine, en Arctique pour découvrir le passage de Nord-Ouest dans le grand Nord Canadien ; une expédition mal préparée, une épopée qui sera la dernière…  Quant à Olga, vive et intelligente, grâce à sa tenacité et son courage, elle va parvenir, malgré tout,  à devenir institutrice… Dans cette partie, on va lire tout l’amour que Herbert et Olga se portent. Puis il y aura les retrouvailles, les séparations et on va lire le manque, l’absence…

En deuxième partie, on verra comment va procéder Olga pour vivre sans Herbert. Elle va connaître la Première puis la Seconde Guerre mondiale. C’est une femme forte ! Elle tient à s’en sortir et de cette période, va naître une très très belle amitié (mais nous ne vous en dirons pas plus !….) 

Dans la dernière partie, il y aura la découverte de cet échange épistolaire, entre Olga et Herbert, envoyé en Norvège, poste restante lorsqu’il partait en voyage ! De magnifiques lettres d’amour d’une femme éprise d’Herbert…(là de même, nous n’en dirons pas davantage !...) et découvrir, une Olga plus fragile, en colère, une Olga qui finalement nous cache beaucoup de choses…  

Olga, une femme courageuse et attachante. Un beau portrait de femme forte qui réussit à se faire une place, pas si simple, dans l’Allemagne du siècle dernier. N’hésitez pas, ce roman est magnifique ! 

 Librairie Doucet/M. Christine

« Olga«  – 266 pages –  prix : 19 € – (dec. 2018) – Traduit de l’allemand par Bernard Lortholary (parution 03/19)

Bernhard Schlink, né en 1944 près de Bielefeld, est juriste. Il est l’auteur de nouvelles et de romans traduits dans le monde entier, et du succès international « Le liseur » (1996) adapté au cinéma par Stephen Daldry. Toute son œuvre est publiée aux Éditions Gallimard, notament « Amours en fuite » (2001) et « La femme sur l’escalier » (2016).

Suiza -Bénédicte Belpois – Editions Gallimard

Bénédicte Belpois

Amour, quand tu nous tiens….

Un premier roman et un petit chef-d’oeuvre !

Au coeur de cette histoire, on trouve deux personnages : une jeune femme fragile qui a fui le foyer protégé de Besançon dans lequel elle était placée. Elle s’en va, sans prévenir avec une idée chevilllée au coeur : aller voir la mer ! Après un long périple, la voilà arrivée en Galice, non loin de Luigo, en Espagne… Elle a des manières un peu simplettes puis en raison de sa peau couleur de lait, on la prendra pour une Suisse et dans le village, elle sera surnommée « Suiza ». Le deuxième personnage se nomme Tomàs, il est le narrateur principal de ce roman, à deux voix. Tomàs est un paysan plutôt riche, veuf, alcoolique, à la carrure de taureau. Solitaire, il vit de ses terres, de son cheptel et au bar du village. C’est là qu’il rencontrera Suiza. Mais, derrière ce personnage un peu brut, mysogyne et macho, Tomàs a un coeur et il lui montrera…

Extrait : « Elle avait de grands yeux vides de chien un peu con, mais ce qui les sauvait c’est qu’ils étaient blelu azur, les jours d’été. Des lèvres légèrement entrouvertes sous l’effort humides et d’un rose délicat comme une nacre. A cause de sa petite taille ou de son excessive blancheur, elle avait l’air fragile. Il y avait en elle quelque chose d’exagérément féminin, de trop doux, de trop pâle, qui me donnait une furieuse envie de l’empoigner, de la secouer, de lui coller des baffes, et finalement, de la posséder. La posséder. De la baiser, quoi. Mais de taper dessus avant. »

Vous aimerez Tomàs et Suiza, des personnages attachants ainsi que toute cette ribambelle de personnages secondaires qui gravitent autour de ce couple en pleine métamorphose. Qu’il s’agisse de Ramon, Lope, Alvaro et Agustina, Francesa, Josephina, vous ferez connaissance avec ces personnages au langage un peu cru, mais si authentiques et truculents…

Un livre qui ne nous laisse pas indifférent, qu’on ne lâche pas, qui se lit très rapidement car on a très envie  de connaître le dénouement de cette belle histoire d’amour qui nous emmène sur une fin imprévisible, plutôt inattendue, que l’on ne dévoilera surtout pas mais qui nous laisse pantois!….. Mais quel livre !

Précipitez-vous sur ce premier roman très bien écrit et plein de suspense !

Vous ne le regretterez pas, c’est un excellent moment de lecture que nous fait partager Dominique Belpois, cette sage-femme bisontine dont la langue est  fluide, à la  plume fine avec tous ces mots qui tombent justes. 

Un vrai bonheur ! La saveur même de la vie, à l’image de cette grappe de groseille (sur le bandeau) qui donne un vrai goût de bonheur !.

Une magnifique découverte que nous gardons en mémoire très longtemps !

Librairie Doucet/MChristine

« Suiza » – 251 pages – prix : 20 € – (parution 04/2019)

La mélancolie du kangourou – Laure Manel- Le livre de poche

La mélancolie du kangourou laure manel

La mélancolie du Kangourou, un roman plein d’émotions….

                       « La nuit n’est jamais complète
                          Il y a toujours puisque je le dis
                          Puisque je l’affirme
                         Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
                         Une fenêtre éclairée. » (Paul Éluard)

La naissance de Lou aurait pu être pour Antoine le plus beau moment de son existence. Mais la mort de Raphaëlle, son épouse qu’il aimait au-delà de tout, l’a brisé, et il a du mal à créer un lien avec son bébé. Jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson. Parviendra-t-elle à aider Antoine à se révéler comme père et à se reconstruire ?

Après le succès de « La Délicatesse du homard », Laure Manel nous offre, sous une plume tout en finesse et pleine de sensibilité, un roman poignant et lumineux.

Lu et conseillé par Nathalie de la Librairie Doucet/MC

Les lecteurs ont aimé : –« Un merveilleux voyage humain ». (Guillemette) – « Venez donc rencontrer Rose et Antoine. Ils vous accompagneront avec bonheur ». (Florence) – « Un livre doux et plein de vérités. » (Sand) – « Un hymne à la vie. Une bouffée d’oxygène ». (JB)

« La mélancolie du kangourou » –  374 pages –  prix : 7.90 € (Livre de poche- paru le 24/04/19)

 

 

Dans le faisceau des vivants – Valérie Zenatti – Editions de l’Olivier –

dans le faisceau des vivantsQUEL BEL HOMMAGE  ! dans le faisceau des vivants 2

« Dans le faisceau des vivants », Valérie Zenatti, la traductrice d’Aharon APPELFELD disparu en janvier 2018, part sur les traces de ce grand romancier et poète, un des grands écrivains israéliens de notre temps ; elle nous offre ce livre d’une grande intensité. Un récit constitué de deux parties : la première relate les jours qui ont précédé et suivi le décès de l’auteur, puis la seconde partie raconte le voyage que V. Zenatti a fait la même année, là où est né l’écrivain, à Czernowitz, en Bucovine  (auparavant  rattachée à la Roumanie).

Le premier janvier, apprenant l’hospitalisation d’APPELFELD, Valérie Zenatti décide trois jours plus tard de s’envoler vers Tel-Aviv pour se retrouver au plus près de celui qu’elle a côtoyé, écouté, avec qui elle a échangé et vécu des rencontres extraordinaires au fur et à mesure de ses traductions, tissant des liens extrêmement forts  (elle était à la fois amie, complice, confidente, en âge d’être sa fille).  Seulement, dans le taxi qui l’emmène à l’aéroport une alerte tombe sur son portable, elle apprend que Aharon Appelfeld vient de mourir, à l’aube de ses 86 ans !.. (Il était né le 16 février 1932 !) –« Je suis né à Czernowitz, en 1932 ». C’est ainsi que débutaient ses rencontres et les manifestations littéraires d’APPELFELD !

Après les obsèques et son  retour en France, Valérie Zenatti se sent abandonnée, c’est le grand vide. Elle rêve de lui !  Elle réécoute les messages enregistrés. –  « Je ne sais pas comment je vais vivre maintenant, je ne sais pas comment vivre sans Aharon ». Il lui manque ! Elle va faire des arrêts sur image, déroulant le film en marche arrière, fixé sur « les bobines » d’enregistrement, visionne les vidéos de la télévision israélienne, lors d’interviews retrouvées ou  sur le net, réentendre sa voix, retrouver son regard, redécouvrir ses gestes,  mais aussi ses silences. Il lui manque tellement ! Elle pense aux livres qu’elle ne pourra plus traduire sans échanger avec lui, comme à l’accoutumée.

Alors, elle décide de prendre l’avion pour Kiev. Le train l’emmènera  jusqu’à Czernowitz en Ukraine, pour se retrouver au plus près de lui,  le 16 février 2018, jour anniversaire de la naissance d’Aharaon Appelfeld, pour mieux s’imprégner des images et des lieux où il est né, où il a vécu pendant sa petite enfance.  Parcourir les rues enneigées qui lui étaient si familières, voir la synagogue, la cathédrale, des images destinées à l’écriture de ses romans, sans oublier (surtout pas !) d’aller au bord du fleuve Pruth, un affluent du Danube ; une sorte de symbole pour l’auteur, dans « Les Eaux tumultueuses », écrit en 2013.

Quand elle repart, elle est, semble t-il plus sereine, plus apaisée : « Je peux quitter Czernowitz puisque je suis allée à Czernowitz, j’ai marché dans la ville d’Aharon, des visages et des bâtisses se sont nichés en moi, je pourrai m’y replier quand je voudrai, où je voudrai, ce sera si bon de vivre en sachant que je porte Czernowitz en moi, j’y ai trouvé ce que je ne cherchais pas, ce qui était là, entre lui et moi, sous une autre forme, et je n’ai plus peur de ce que signifie vivre sans lui ».

A travers le texte magnifique de Valérie Zenatti, on se dit que Aharon Appelfeld était  un homme exceptionnel ! Grâce aux liens proches et puissants qui les unissaient si forts, ils n’ont pu que rapprocher l’écrivain de la traductrice durant, plus d’une décennie (14 ans, exactement !)

Un livre très touchant. Un récit bouleversant à la mémoire d’Aharon Appelfeld. Un bel hommage intime et pudique entre l’écrivain et de son amie, fidèle  traductrice depuis 2004 !

Un très beau texte, un livre MA-GNI-FI-QUE !

Aharon Appelfeld a été déporté à l’âge dix ans et n’est arrivé en Palestine qu’en 1946 après des années d’errance dans les forêts d’UkraineAharon Appelfeld était l’un des grans écrivains de notre temps. Valérie Zenatti a traduit la plupart de ses livres, d’« Histoire d’une vie » (prix Médicis étranger 2004) jusqu’à « Des jours d’une stupéfiante clarté », (2018) son dernier roman paru en France.

Valérie Zenatti, scénariste et écrivain, elle est l’auteur de livres destinés à la jeunesse « Une bouteille dans la mer de Gaza » et de plusieurs romans dont « Jacob-Jacob » (l’Olivier, 2014) couronné par le prix du Livre Inter.

M.Christine (Librairie Doucet)

« Dans le faisceaux des vivants » – 152 pages – Prix : 16.50 € (paru 01/19) – 

Les calendriers – Robert Cottard – Editions L’Olivier-

les calendriers

Les calendriers de « Bob, le facteur » au pays de Caux !

Avec « Les calendriers »  nous allons tourner les pages du livre de Robert Cottard. 

Il est vrai que ce n’est pas tout à fait de saison car dans ce livre, le premier roman de Robert Cottard, on y parle de calendriers de fin d’année ! Robert Cottard a exercé le métier de facteur pendant 30 ans ; il a pris sa retraite au cours de l’année 2000 ! Tout ce qu’il va nous raconter peut paraître désuet mais, on va découvrir les aventures de « Bob, le facteur », qui est son double car il perpétue la tradition  des calendriers des postes et les fameuses étrennes de fin d’année. Et c’est peut-être déjà du passé !….

 Au moment des étrennes, il se rend chez les gens dans les villages pour qu’ils choisissent le fameux calendrier des postes. C’est l’occasion pour lui de noter, de relever les anecdotes, les moments les plus cocasses pour en faire de petites nouvelles, des chroniques toutes plus ou moins croustillantes, car sa tournée l’amène à rentrer dans le quotidien des gens et encore plus à ce moment-là ! Il  raconte la façon dont cela se passe ! Il se rend d’abord chez les gens lui paraissant être les plus importants -selon ce qu’il décide– et parce qu’il y a davantage de choix. Il y a les fidèles qui tous les ans, se munissent du calendrier contre un joli billet pour leur cher facteur. Habituellement, la tournée des calendriers démarre le troisième lundi de novembre. C’est l’évocation de plein de petites chroniques ! Chez le boulanger, c’est l’évocation de son grand-père qui faisait des contrepèteries à tout bout de champ.., Puis il y a ce couple qui prend chaque année le même calendrier, illustré de meules de paille parce que cela leur rappelle leur première fois… lorsqu’ils ont fauté ensemble, trente ans auparavant ! Il y a les chats, les chiens aussi, notamment la morsure d’un Cavalier King Charles, parce que c’est tout petit et qui m’a fait beaucoup rire ! Le petit verre de calvados ou le rosé d’Anjou…! Au début du livre il y a aussi cette autre anecdote : celle des frères PQ ! surnommés ainsi dans tout le village car ils possèdent un camion-vidange, chargés de vider les fosses septiques à la campagne !…. Des histoires que Robert Cottard raconte avec un formidable sens de l’humour…

C’est bien écrit. C’est vraiment très drôle et l’on se prend au jeu. Robert Cottard a des envolées littéraires pour vous raconter le quotidien et le charme désuet de la province..

Cela rappelle un peu l’enfance quand on a vécu en province, à la campagne…On a l’impression d’être avec lui et finalement dans son livre, on ressent une petite pointe de nostalgie lorsqu’il raconte toutes ses anecdotes que l’on ne vivra plus !…

Robert Cottard nous plonge dans l’ambiance de Gonneville-la-Mallet, un bourg situé en Normandie, dans le pays de Caux, entre Fécamp et Le Havre ! –Mais, il y a plein de petits villages semblables à celui-ci ! – Un monde qui s’éteint peu à peu, parce qu’on commence la tournée avec Bob alors qu’il est sur son vélo, puis vient la fameuse Renault 4 L et il finira sa carrière au volant d’un C 15.

C’est d’un charme désuet mais une nostalgie heureuse et surtout très humoristique ! Passez un bon moment avec « Les calendriers »…. de la poste !

Nathalie/Librairie Doucet/MC

« Les calendriers » – 272 pages – prix : 17.50 € (parution 2/5/19)

Écoutez Nathalie de la Librairie Doucet en compagnie de Clarisse Frigoul, sur France Bleu Maine en cliquant ici !

Le cahier de recettes – Jacky Durand – Éditions Stock

cahier de recettes jacky durandUne jolie manière de décrire la cuisine d’autrefois !

Un roman écrit par Jacky Durand, journaliste culinaire à Libération la semaine (« Tu mitonnes ») puis chroniqueur gourmand le samedi  dans les « Matins de France culture » où il mijote  quelques chroniques absolument délicieuses (« Les Mitonnages de Jacky »).

Dans ce roman, nous allons découvrir Julien au chevet de son papa, hospitalisé et dans le coma depuis quelques semaines. Il sait que  Henri, son père s’apprête à mourir. Julien va alors nous plonger dans ses souvenirs d’enfance, en nous emmenant dans un petit village de  l’Est de la France, en Franche-Comté, au « Relais fleuri », une auberge  achetée par son père et Lucien, son compagnon de cuisine, en rentrant de la guerre d’Algérie… Julien a grandi  dans les cuisines de ce restaurant,  auprès de son  père et de sa maman, Hélène qui avait fait des études de littérature et enseignait. Henri, cuisinier à l’ancienne, c’est-à-dire cuisinier à l’instinct, n’avait pas de recettes sous les yeux, mais rajoutant tantôt une petite pincée de ceci ou de cela dans ses plats, ce qui rendait les choses et les plats plus délicieux. 

Julien va donc être ainsi bercé toute son enfance entre les livres et la cuisine !… Il remonte le fil de son enfance et c’est ce fameux cahier de recettes, qu’un jour Hélène a demandé à Henri d’écrire au fur et à mesure toutes les recettes …, qu’il ne retrouve plus dans la maison de ses parents.

Julien a une obsession ! Retrouver ce cahier de recettes car c’est toute une histoire de transmission, un doux parfum d’enfance, c’est un brin nostalgique mais une nostalgie heureuse, bienveillante. C’est aussi, que transmet-on à nos enfants, sans vraiment leur dire les choses, mais, juste par le fait qu’ils grandissent à nos côtés… Et puis, dans ce livre, l’auteur parle de cuisine, de littérature…  On y trouve quelques recettes et, c’est le bonheur !.  Julien nous met l’eau à la bouche et nous raconte les plats de son père… On a juste envie d’y goûter !

Alors, avec Le cahier de recettes de Jacky Durand, on file vite aux fourneaux !…. et c’est un vrai régal !

Nathalie de la librairie Doucet/MC

Le cahier de recettesprix 18 € – 215 pages (parution avril 2019)

 

Écoutez Nathalie de la Librairie Doucet en compagnie de Sophie Thomas, sur France Bleu Maine, en cliquant ici !

Eric Fottorino – ZADIG – Magazine n° 1 : « Réparer la France » – Magazine n° 2 : « La nature et nous »

TOUTES LES FRANCE QUI RACONTENT LA FRANCE

Après le « UN » et « America », découvrez le nouveau trimestriel lancé par Eric Fottorino,  venu présenter ses deux premiers numéros  à La librairie Doucet et pour cela, il fallait venir Vendredi 21 juin.

Longue vie à ZADIG  !  Un Grand Merci et Bravo à Eric Fottorino ! 

ZADIG – Numéro 1ZADIG « RÉPARER LA FRANCE »                     Toutes les France qui racontent la France.

avec la participation de Eric Fottorino. La chronique dessinée de Catherine Meurisse. Chronique trois mois en France – Conversation avec Mona Ozouf, l’historienne qui nous parle de son enfance bretonne, de ses travaux sur la Révolution française, les liens entre les sans-culottes et les Gilets jaunes. – Eric Fottorino.« Y’a de la joie » par Leila Slimani. Reportage « Dans la peau d’un martin pêcheur » par Arthur Frayer-Laleix« Nos parents sont gays » par Leonor de Recondo« La faute à Voltaire – Liaisons dangereuses » par Martin Mauger – 

 « RÉPARER LA FRANCE » L’éclairage de Pierre ROSANVALLON

« La France à la carte » par Hervé LEBRAS – La bibliothèque de Zadig – « Braudel et un milliard de français » -par Patrick Boucheron – « Le Creusot, l’amour des fantômes » par Christian BOBIN – « Naissance d’une chanson Caen » selon ORELSAN  – « Rapport sur les migrants » par Marie Darrieusecq – « En campagne, les fourmis de la dope » par   Patrice Trapier  « Le Havre » de Maylis de Kerangal  – « Parfums des Antilles à Goussainville«  par Estelle Sarah-Bulle – « Pourquoi j’ai choisi la France » par William Boyd – « CENTAURES EN PRISON » par Francesca Todde – « Micro-histoires » de Régis Jauffret – « Faire ensemble » de Marie- Desplechin.

Nouveau trimestriel que vous trouverez en kiosque et dans toutes les bonnes librairies – 189  pages – prix  19 euros

*************************************************************************************

zadig 2ZADIG – Numéro 2  – « LA NATURE ET NOUS »   « Toutes les France qui racontent la France

L’édito d’Eric Fottorino – L’œil de Catherine Meurisse – Chronique trois mois en France – « Y’a de la joie » chronique de Leïla Slimani – Conversation avec  Michel Serres et Eric Fottorino « Dans la peau d’un pizzaïolo » par Arthur Frayer-Laleix« Portrait de famille » par Lola Lafon« Ma ville d’enfance » Nice par Véronique OLMI – 

« LA NATURE ET NOUS » – La vision d’un écrivain. « Mosaïque française » par SYLVAIN TESSON – La vision d’un historien. « La terre et le village » par Jean-Pierre RIOUX – La vision d’un sociologue « L’invention de la nature » par Jean Viard.

« RÉPARER LA FRANCE » L’éclairage de d’Isabelle AUTISSIER – « On s’est séparé de la nature et on l’a oubliée » –  Infographie La nature à portée de mains – « La France à la carte » par Hervé LEBRAS – Récit : « Au long des chemins » Axel Kahn  – Reportage : « La Lozère, réserve étoilée » – Portrait : « Seule dans sa yourte » – Reportage : « entre les kilomètres 66 et 98 » – Reportage : « Ile d’Yeu, gare aux éoliennes » – Portraits : « A l’école des nouveaux bergers » – Récit : « Toute l’énergie de Tahiti » – 

« Petite histoire d’un grand livre » par Michel Winock « La faute à Voltaire » : « Un point sur le si » par Martin Mauger – Les chemins intimes d’un écrivain : « Le Médoc, la terre du milieu » par Catherine Poulain – Naissance d’une chanson – « DOMINIQUE A revient à son enfance » – La nouvelle inédite « Le voisin » par Philippe Claudel – Fait divers : « La fermière tuée par sa vache » par Christophe Boltanski« Pourquoi j’ai choisi la France » par Sudhir Hazareesingh » – Portfolio : « A Sète, les joutes au plus près » par Christopher Anderson – « Ça s’est passé près de chez vous » de Régis Jauffret – Faire ensemble  – « La chronique de Marie Desplechin »« LA MACRONIE en BD » par Mathieu SAPIN.

Nouveau trimestriel que vous trouverez en kiosque et dans toutes les bonnes librairies – 189  pages – prix  19 euros

LIBRAIRIE DOUCET/MC

 

 

 

BELLE-AMIE – Harold Cobert – Éditions Les Escales –

belle amie« TITRE TRÈS FÉMININ ET SURPRENANT !!
Jeudi 27 Juin à 18 h « BELLE-AMIE » vient à notre rencontre, à la librairie Doucet, en compagnie de son auteur Harold COBERT.
« BELLE-AMIE », vous avez bien lu. Vous connaissez bien sûr le BEL-AMI de MAUPASSANT.  Au masculin !
Eh bien, Harold Cobert a eu l’audace, mais oui, d’imaginer une suite à ce Bel-Ami qui nous avait peut-être laissés sur notre faim.
En effet, nous avions refermé le roman de Guy de Maupassant sur son héros Georges Duroy, le jour de son mariage à l’église de la Madeleine à Paris. » Et il lui sembla qu’il allait faire un bond du portique de la Madeleine au portique du Palais-Bourbon » (la Chambre des Députés dorénavant). Ce sont les mots mêmes de Maupassant et nous imaginons que Georges Du Roy maintenant va se lancer dans la politique, mais c’est la fin du livre !
Harold Cobert est l’auteur de plusieurs romans et s’intéresse entre autres aux personnages historiques et littéraires. Citons seulement « Un hiver avec Baudelaire » et « L’entrevue de Saint-Cloud« . Cela explique en partie pourquoi il s’est tellement passionné pour ce sujet.
D’abord historiquement : « Bel-Ami » de Maupassant est paru en 1885. Nous sommes sous la Présidence de Jules Grévy. C’est une époque foisonnante avec des changements dans tous les domaines, la puissance montante du journalisme et les rêves de politique.
Ensuite, l’ambition. Un certain nombre d’hommes avait une ambition démesurée. On peut le comprendre quand il s’agit de réussite pour « monter » dans la société mais beaucoup moins quand on veut « arriver » par n’importe quel moyen..
Rappelez-vous Rastignac chez Balzac par exemple et bien d’autres comme Rodolphe dans Madame Bovary de Flaubert… Tous ont connu une forme de gloire et tous ont chuté. Dans Bel-Ami, Georges Duroy ou Du Roy est encore en train de « monter » sans morale aucune et il n’y a pas de chute !
Harold Cobert a vraisemblablement été frustré de ne pas savoir ce qui allait se passer. ET APRÈS ? C’est évidemment la question que l’on se pose. Chez Maupassant Georges Duroy a réussi en utilisant les femmes. Chez Harold Cobert il va tomber à cause des femmes. Leur vengeance sera impitoyable.
Nul besoin de relire ou de raconter Bel-Ami, c‘est inutile, du moins dans un premier temps, car Harold Cobert fait en sorte de revenir en arrière pour rappeler les faits..
Ce qui est extraordinaire, c’est la manière dont l’auteur s’est glissé dans le style de Maupassant. C’est troublant mais ce n’est pas du plagiat. Lorsque les mots sont du « maître », c’est dit et mis entre guillemets. Cela va même plus loin : Maupassant intervient comme personnage au moment de la parution de Bel-Ami.
Il fallait avoir de l’audace. Il fallait oser. Pour cela, il faut du talent afin de poursuivre cette comédie de mœurs de la  fin du XIX e siècle.
Voici ce que dit en plus la quatrième de couverture :
« En nous entraînant dans les combats politiques de la fin du XIXe siècle et dans les coulisses de l’Assemblée Nationale, il (l’auteur) propose une vision cruelle de la collusion entre journalisme, politique et finance. Un saisissant miroir de notre époque ».
Un grand bravo pour une belle réussite.
Marie-José/Librairie Doucet/MC
« Belle-Amie » – 407 pages – prix : 19.90 € (parution le 7/02/19)