Neverland ou le pays de l’enfance – Timothée de Fombelle – Editions de l’Iconoclaste

Timothée de fombelleNEVERLAND ou le pays de l’enfance.

Timothée de Fombelle écrit avec succès pour la jeunesse et avec Neverland, il s’adresse pour la première fois aux adultes. On peut donc parler de premier roman. 117 pages d’écriture. Mais quelle écriture !! Avec ce roman autobiographique l’auteur ne quitte pas l’enfance.

Il raconte ses souvenirs à sa manière et surtout il essaie de retrouver cet « état » d’enfance qui demeure en nous et qu’il faudrait chasser, attraper, pour le garder bien profondément.

Pour cela, il évoque ses joies d’enfant, ses grands-parents, la maison de famille et nous sommes, nous lecteurs, dans le « merveilleux ».

Quand il revient, adulte, dans cette maison, il tente de tout revoir avec ses impressions d’enfant.

Ce roman est une aventure féérique, magique, poétique, qui nous laisse pantois et admiratifs devant une telle beauté.

C’est de la poésie en prose. Nous sommes ramenés à notre propre enfance et nous n’avons plus que l’idée d’y rester en rêveur éveillé en compagnie de l’auteur.

« Je suis parti un matin d’hiver en chasse à l’enfance. J’avais décidé de la capturer entière et vivante. « Regarde, elle est là,tu la vois ? » Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. Mais c’était le vol d’un papillon obscur à l’intérieur, le frôlement d’ailes invisibles dont je ne retrouvais qu’un peu de poudre sur mes bras au réveil. »

Neverland, un éblouissement pour ce retour au pays d’enfance.

Marie-José /M.Ch.

Timothée de Fombelle « Neverland » – 128 pages- Prix 16 € 

Timothée de Fombelle écrivain pour la jeunesse, dramaturge français qui a reçu de très nombreux prix pour « Tobie Lolness » (2006) et « Vango » (2010). Il est traduit en vingtaine de langues –

Publicités

Et soudain, la liberté – Evelyne Pisier – Caroline Laurent – Editions Les Escales –

ET SOUDAIN LA LIBERTE          UN PASSIONNANT PORTRAIT DE FEMMES  !                  

« L’intensité d’une amitié, ça nous fait une joie pour mille ans, c’est comme un amour, ça vous rentre par le nombril et vous inonde tout entier. Ça ne se mesure pas en mois » (C.L)*

                PRIX PREMIERE PLUME DU FURET DU NORD                                                                         PRIX MARGUERITE DURAS attribué  ce 29/09/2017

Et soudain, la liberté, est un roman à deux mains qui suscite de nombreuses émotions. Un livre (posthume) d’Evelyne Pisier car c’est Caroline Laurent* (éditrice) qui a eu la tâche –comme Evelyne Pisier l’avait demandé à ses proches– de terminer ce livre (au cas où..,.avait-elle dit). Puis, effectivement Evelyne Pisier est décédée au début de l’année 2017. Et c’est avec beaucoup de sensibilité que Caroline Laurent a merveilleusement complété ce chef-d’œuvre. Les chapitres du présent sont intercalés par l’éditrice entre les périodes du passé, ce qui renforce encore plus ce récit. Et l’on perçoit la belle histoire d’amitié qui s’est nouée entre ces deux femmes : l’auteur(e), Evelyne Pisier et l’éditrice Caroline Laurent, devenue auteur(e), pour la bonne cause.

Les deux femmes ont fait le choix de la fiction pour évoquer le destin d’Evelyne (qui sera Lucie) et sa mère (Mona Desforêt).

Evelyne Pisier voulait raconter l’histoire de sa mère, et à travers elle, la sienne. C’est un roman/récit vraiment captivant dans lequel l’auteur(e) nous immisce, dans un tourbillon d’évènements familiaux, mêlant les combats de la mère et de la fille (les amours, les amants..).  Ce sont soixante années de sa vie que nous traversons, composées de drames et de combats pour la liberté des femmes, le droit des homosexuels, lutte contre le racisme, …. idées complètement à l’opposé de celles de son mari. Pourtant, Mona, la parfaite épouse soumise, a toujours été admirative de son mari André, son héros de guerre, haut-fonctionnaire colonial,  homme autoritaire, maurassien, pétainiste, antisémite et raciste.

Ce livre vous transporte au travers de l’Histoire avec une plongée passionnante au cœur du XXème siècle ! Après avoir interrompu ses études de médecine, juste après le mariage (les femmes n’ont nul besoin de travailler ou de faire des études….), Mona nous relate la vie dans le camp de Hanoï avec Lucie, l’Indochine dans les années 1940, l’occupation japonaise des colonies françaises d’Asie du sud-est lors de la seconde guerre mondiale, puis dans les années cinquante,  la fuite vers la Nouvelle-Calédonie, toujours avec Lucie.  Dans les années soixante, ce sera Cuba lors de la révolution cubaine. Elle sera la confidente et la maîtresse de Fidel Castro. Enfin, ce sera le retour en France, divorcée et indépendante, un retour vers Paris, pour d’autres évènements et ceux de mai 1968.

Ce n’est que lorsqu’elle s’installa à Nouméa et rencontra Marthe, la bibliothécaire qui lui fit découvrir « Le Deuxième Sexe » de Simone de Beauvoir, que Mona décidera enfin de vivre sa vie ;  ce sera  le début de la liberté, la découverte du féminisme.

Un livre passionnant à découvrir et à faire découvrir ! Un destin de femme extraordinaire ! Impossible de passer à côté de cette belle histoire d’amitié entre l’auteur(e) et l’éditrice…., entre ces deux auteur(e)s !

Une fois la lecture de ce livre achevée, vous verrez que Mona et Lucie vous manqueront terriblement. Mais, peut-être aurez-vous la chance, un jour de rencontrer Caroline Laurent, qui fut la grande amie d’Evelyne Pisier.

Caroline Laurent sera présente à la librairie Doucet au Mans – Vendredi 29/09 à 18 heures, sur inscription !

M. Christine

Et soudain, la liberté – 441 pages – Prix 19,90 €uros

Evelyne Pisier est née à Hanoï en 1941. Elle fut l’une des premières femmes agrégées de droit public et une professeur d’histoire des idées politiques unanimement reconnue. Directrice du Livre et présidente du Centre national du livre de 1989 à 1993, écrivain, scénariste, elle est décédée en février 2017.

*Caroline Laurent, agrégée de lettres modernes, directrice littéraire est née en 1988. Elle vit à Paris. Elle a reçu le 14 septembre 2017 le prix Première plume du Furet du nord.

 

 

La Vengeance du pardon – Eric Emmanuel Schmitt – Editions Albin Michel –

LA VENGEANCE DU PARDONQuatre histoires autour d’un thème : le pardon et cela s’intitule

La vengeance du pardon

Peut-on parler ici de nouvelles ? En quelque sorte. Disons qu’il s’agit de quatre histoires  dont la troisième a donné son titre au livre car en effet c’est le pardon qui sert de pivot central à toutes. 

1.  Les sœurs Barberin. Deux jumelles, Lily et Moïsette, physiquement identiques. Lily la gentille, Moïsette la rebelle la jalouse. A 80 ans, Moïsette meurt dans des circonstances un peu troubles mais personne ne peut croire Lily coupable, tant sa gentillesse est devenue proverbiale.

2. Mademoiselle Butterfly. William Golden est devenu un magnat de la finance. Il est rattrapé par son passé car alors jeune homme jouisseur il a séduit une jeune fille un peu simple, Mandine, qui a donné naissance à un fils. Saura-t-il des années plus tard réparer la vie que son égoïsme a brisée ?

3.  La vengeance du pardon. Laure était la fille d’Elise. Elle est l’une des 15 victimes d’un serial-killer. Tout le monde s’étonne du comportement d’Elise qui visite régulièrement l’assassin de sa fille en prison pour viol et meurtres. Elle crée des liens avec lui et on se demande pourquoi elle agit ainsi en dépit de sa haine et de sa douleur.

4. Dessine-moi un avion. La plus courte des quatre histoires. Un vieillard dur et renfermé qui s’humanise au contact d’une petite fille qui lui apprend à aimer. Il est allemand et fut aviateur pendant la dernière guerre. Peut-on réparer un crime commis alors et peut-on se pardonner ? Bien sûr un grand rapport avec Saint-Exupéry.

Les chutes sont toujours très soignées, particulièrement celle de la troisième histoire qui nous prend par surprise et c’est tout l’art de la chute dans les nouvelles.

 Eric-Emmanuel Schmitt ne déçoit jamais grâce à son style et à son humanité. Il observe l’être humain, l’analyse, aussi bien dans ses pires défauts ; dans ses secrets que dans sa part humaine qu’il trouve toujours en chacun. Il y excelle.

Alors, vengeance ou pardon ? ou la vengeance du pardon ?  A vous de voir ! Un excellent titre pour quatre belles histoires.

Eric-Emmanuel Schmitt de l’Académie Goncourt  (Janvier 2016) est convié à La Voix au chapitre à l’Abbaye de l’Epau – Le Mans, Mercredi 20 Septembre à 19 h.

Marie-José/M.Christine 

« La vengeance du pardon » – 325 pages – Prix : 21,50 €uros

E. E. Schmitt auteur de réputation mondiale, dramaturge, romancier, nouvelliste, essayiste, cinéaste est traduit en 45 langues et joué dans 50 pays.


 

L’ Art de perdre – Alice Zéniter – Editions Flammarion

l'art de perdreUNE GRANDE HISTOIRE DE FAMILLE !

« C’est long de faire ressurgir un pays du silence »

En ce début de rentrée littéraire, voici « L’ Art de perdre »,   magnifique texte d’Alice Zéniter et….  premier coup de cœur de Marie-Adélaïde Dumont de la librairie Doucet.

Cette rentrée littéraire (nous aurons l’occasion de le dire et d’en parler) nous apporte beaucoup de textes sur l’Algérie. Je pense qu’avec le temps, les auteurs se sont emparé du sujet et commencent à nous faire profiter de leurs expériences, de leurs témoignages de famille car nous avons cette année, d’autres ouvrages sur l’Algérie : – Brigitte Giraud qui nous parlera de son père,  jeune appelé en Algérie. Ensuite, J-Marie Blas de Roblès qui a écrit un livre sur les pieds noirs et Alice Zéniter qui va nous parler des Harkis dans « L’Art de perdre » et c’est avec beaucoup de plaisir que je m’empressse de vous le présenter.

Alice Zéniter, on connaît bien cette jeune sarthoise, brillante normalienne, auteur que j’apprécie beaucoup. Elle signe à mon avis, son meilleur livre. Et, quand on sait d’où elle part, on comprend mieux que ce livre est exceptionnel. Elle parle de sa famille, de leur arrivée en France.

C’est un livre qui ne juge pas. C’est un livre politique, dont le but est de nous faire comprendre, de nous expliquer pourquoi certains algériens ont choisi d’accompagner la France, la France coloniale. Pourquoi ces algériens sont arrivés en France au moment où le FLN (Front de libération nationale) ne voulait plus d’eux. Pourquoi l’Algérie libre a décidé de ne pas les garder. Pourquoi nous ne les avons pas bien accueillis, pas bien traités ? Quelles sont nos erreurs ?

Nous suivrons trois générations : – Naïma qui nous raconte cette histoire est le double littéraire d’Alice Zéniter. Cette jeune femme ne connaît pas l’Algérie, parle sans accent. Elle avait pour tâche de parler parfaitement comme son père quand il arrive, petit garçon, en France en 1962. – Ali le grand-père, le notable installé dans son commerce d’huile assez fructueux, se rend compte, au moment où le FLN le contacte, qu’il préfère rester du côté des français, même si cela est difficile. Puis il va devoir partir. Ensuite, Hamid le fils, arrivera tout petit, dans les années soixante. Il connaîtra le camp de Rivesaltes avant d’arriver en Normandie où il vivra dans une barre HLM à Flers, dans l’Orne. Nous verrons comment il va grandir, travailler, fonder une famille.

Naïma est cette troisième génération qui tente de comprendre, de pardonner, de repartir pour connaître ce pays qui mettait des étoiles dans les yeux de ses parents lorsqu’ils en parlait.

Ce n’est pas du tout un livre à charge.

C’est un texte magnifique, à la fois puissant, puisqu’on aura des scènes de batailles mais également poétique. On est emballés, envoûtés par les mots d’Alice Zéniter. C’est un texte merveilleux qui remet les choses à leur place et qui nous emmène dans cette saga familiale. On ne peut pas s’arrêter. C’est une des pépites de la rentrée. Il y a beaucoup de force dans ce roman. C’est sublime.

Marie-Adélaïde/M. Christine
Réécoutez l’émission France Bleu Maine en cliquant ici.

Alice Zéniter est née en 1986 à Alençon (Orne). Lycéenne, elle a publié son premier livre en 2003, à l’âge de 16 ans « Deux moins un égal zéro » –  Quatre romans dont « Sombre dimanche » (Albin Michel, 2013) qui a reçu le prix du Livre Inter, le prix des lecteurs de l’Express et le prix de la Closerie des Lilas – « Juste avant l’oubli » (Flammarion 2015), prix Renaudot des lycéens. Elle est dramaturge et metteuse en scène.

« L’Art de perdre » 506 pages – 22€uros

 

 

La soeur du Roi – Alexandra de Broca – Editions Albin Michel –

LA SOEUR DU ROI             La Fiction à la rencontre de l’Histoire

    Alexandra de BROCA  présentera son dernier roman : « La sœur du Roi »   Rencontre-dédicace Vendredi 23 Juin à 18hlibrairie DOUCET.

Alexandra de Broca est déjà venue à la librairie, en 2014 avec son excellent « Monsieur mon amour ». Il s’agissait de la vie de la Princesse de Lamballe.

Aujourd’hui, il est toujours question d’une princesse, mais encore plus haut placée puisqu’il s’agit de Madame Elisabeth, la plus jeune sœur de Louis XVI.

Le prologue nous mène tout de suite à la fin que nous connaissons bien : 1794, 20 Floreal de l’An II, Madame Elisabeth va être guillotinée. Un homme, François Dassy qui l’aime depuis si longtemps, assiste à cette exécution pour l’accompagner jusqu’au bout.

Le livre est ensuite composé de courts chapitres qui se répondent en quelque sorte : la vie de la Princesse Elisabeth face à celle de François Dassy.

En bonne historienne Alexandra de Broca a fait toutes les recherches nécessaires pour nous dresser le portait d’Elisabeth le plus proche possible de la réalité.

La Princesse est née en 1764 à Versailles. Elle n’a pas connu ses parents décédés trop tôt. Son grand-père Louis XV est proche d’elle et l’emmène visiter Trianon et ses jardins. Elle est curieuse de tout, admire les très réputés jardins botaniques et restera amie avec le Docteur Le Monnier, médecin et botaniste, qui s’est occupé des jardins.

Le portrait d’Elisabeth est très fidèle. Elle est brillante, très pieuse. Son mode de vie est très loin de celui de Marie-Antoinette.

Tout cela est vrai, fondé sur des éléments historiques mais Alexandra de Broca a voulu nous la montrer moins austère.la soeur du roi 2

Note de l’auteur à la fin du livre :  » Les historiens attribuent à la sœur de Louis XVI une histoire platonique avec un médecin et offrent ainsi l’image d’une femme attachante , loin du souvenir figé d’une princesse pieuse et prude. J’ai pris la liberté d’imaginer leur relation et d’inventer la vie de François Dassy, faute de sources historiques. »

François Dassy est donc botaniste dans les « Jardins du Roy ». Il est aussi protestant et  les difficultés pour le couple ne manquent pas.

Cela fait donc une jolie histoire sentimentale sur fond historique avec tous les personnages connus et bien réels de la cour et aussi sur fond des « Lumières » et de la Révolution qui monte.

Marie-José/M.Christine

« La soeur du Roi » – Alexandra de Broca – Editions Albin Michel – Prix : 22 €uros – 416 pages

Les filles au lion – Jessie Burton – Editions Gallimard (coll. Du monde entier) –

LES FILLES DU LION                            Un roman irrésistible  !

Voici donc le 2ème roman de Jessie BURTON, cette auteure anglaise, également comédienne, qui a conquis le monde avec « Miniaturiste ». Si vous ne l’avez pas lu, précipitez-vous, c’est incontournable !!!

Le titre original de ce nouveau livre : « The muse »  correspond tout à fait à l’histoire. Les éditions Gallimard ont préféré « Les filles au lion » et c’est bien aussi.

Nous sommes en 1967. Odelle vient des Caraïbes et vit depuis quelques années à Londres. Elle vend des chaussures mais rêve de devenir écrivain. La chance lui sourit lorsqu’elle est engagée dans une galerie d’art, au service de Marjorie Quick, personnage quelque peu hors du commun et mystérieux.

Elle rencontre également Lawrie Scott, un jeune homme qui a hérité de sa mère un tableau lui aussi mystérieux.

Marjorie semble troublée par cette toile et Odelle se décide à enquêter. Le tableau représente deux jeunes filles et un lion, d’où le titre français. Qui est le peintre ? Qui a servi de « muse » ?

Au fur et à mesure des découvertes l’auteure nous fait remonter dans le temps, en 1936, en Andalousie.

Nous faisons alors connaissance d’Olive et de Térésa qui ont une très grande importance dans le roman. Nous rencontrons aussi une famille anglaise, en vacances dans une très belle propriété et un jeune peintre. Il se nomme Isaac Roblès et va participer aux débuts de la Guerre d’Espagne. Est-ce lui le peintre du tableau ?

C’est donc une page d’Histoire que nous fait revivre Jessie BURTON. L’art est aussi omniprésent avec ses émotions et toute sa puissance créatrice. C’est, comme dans son premier roman son thème de prédilection .


Un très bon moment de lecture et n’oubliez pas « Miniaturiste » !!

« Les lecteurs de « Miniaturiste » ne seront pas déçus ». (The Times)

Marie-José/M. Christine

« Les filles au lion » traduit par Jean Esch 496 pages : 22,50 €uros –

miniaturiste 2

Jessie Burton est l’auteur du premier roman : « Miniaturiste » traduit par Dominique Letellier – 504 p. – 22,90 € – ou collection Folio – 8,20 €

Le camélia de ma mère – Alain Baraton – Editions Grasset Et Fasquelle

LE CAMELIA DE MA MERELe Camélia de ma mère. camélia rouge

Selon la légende, le camélia aurait été découvert par le mythique empereur de Chine Shennong, qui en aurait tiré un breuvage, le thé. De Venise aux samouraïs, de Coco Chanel à La dame aux camélias d’Alexandre Dumas, l’histoire de cet arbuste offre autant de prétextes…

« Il y a un seul camélia à Versailles. Comme tout dans les jardins de Louis XIV et de Marie-Antoinette, il est chargé d’histoire, même si l’histoire de cet arbuste n’a rien de royal : ni la reine ni Mme de Maintenon n’ont fleuri leurs corsages d’une de ses fleurs délicates. En revanche, il a fait l’admiration et la fierté de ma mère, et m’a intrigué des années durant. Elle en possédait un qui trônait devant la petite maison au bord de la mer où mes parents nous amenaient en vacances. Il a orné mes meilleurs souvenirs d’enfance. Ma mère l’aimait, je l’ai aimé, cet arbuste si commun et si peu ordinaire. Ses origines, mieux que nobles, sont divines […]  La première dame aux camélias, bien sûr, c’était ma mère. La voici dans ce livre qui, j’espère, montre qu’on peut réunir la culture des plantes et celle de l’amour. » Alain Baraton.

camélia rougeAlain Baraton viendra nous parler du « camélia de sa mère », au Mans, à la librairie Doucet SAMEDI 6 MAI à 16 heures   camélia rouge

Et, rappelez-vous que, dans le langage des fleurs : le camélia signifie :« Tu es la plus belle. Je suis fier de t’aimer »  – Je t’aimerai toujours.camélia blanc

– Le camélia blanc : « Tu dédaignes mon amour » 

camélia rougeLe camélia rouge : « Amour ardent, inconditionnel et éternel ».

  camélia roseLe camélia rose : « fierté admirative, désir de séduire avec romantisme et sensualité »

C’est ravissant et plein de fraîcheur. C’est beau, c’est savoureux.

Ce n’est que délicatesse !

Voyez comme la première couverture est superbe !

Et, tout est dit, sur le bandeau de ce magnifique petit livre qui effectivement S’OFFRE COMME UN BOUQUET DE FLEURS !

Marie-Christine

Alain Baraton est un jardinier, écrivain et chroniqueur. Il est le jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand parc du château de Versailles depuis 1982.  Il tient une chronique sur France Inter et sur France 5. Il est l’auteur de nombreux livres sur les thèmes du jardinage, des plantes et de Versailles.

Grasset Et Fasquelle – 13,00 €uros

Un été à quatre mains – Gaëlle Josse – HD ateliers henry dougier/littérature –

UN ETE A QUATRE MAINS« Ah ruisseau, cher petit ruisseau/Tu voudrais m’apaiser/Mais sais-tu, petit ruisseau/Ce que l’amour peut faire ? »

Impressionnant ce petit livre d’à peine cent pages !

Un petit livre,  pour un très beau texte !

Gaëlle Josse écrit toujours des petits bijoux. Tous les mots sont cherchés, tous les mots sont justes. Il y a de l’émotion, de la qualité et surtout l’envie d’offrir, de transmettre quelque chose de passionnant aux lecteurs.

Gaelle Josse aime la musique et les arts. Avec ce texte, elle revient encore une fois avec une très très belle histoire qui nous parle de Franz Schubert, le compositeur !portrait schubertComme souvent, son sujet en tête, Gaëlle Josse va écrire autour.  Elle va évidemment broder pour donner sa touche romantique. Le fond de l’histoire est là, on le connaît : – Franz Schubert n’est pas tellement reconnu lors de son existence. Le chantre du romantisme, on connaît le lied de Schubert, puis ses partitions au piano, c’est quelque chose de très intime. Désargenté, Schubert n’a pas eu un succès considérable. De plus, son physique peu attirant, il était de petite taille, un peu contrefait, ses copains l’appelaient « le petit champignon ». Très jeune, il est atteint de syphilis, il meurt en 1828, à l’âge de 31 ans.

Il avait toujours besoin d’argent pour composer. La musique était sa passion et il accepta, pour la seconde fois d’aller donner des cours de musique et passer quatre mois dans la somptueuse résidence d’été du Comte d’Esterazhy. Il quitte Vienne à destination de la Hongrie où le gîte et le couvert lui seront assurés. Invité comme maître de musique, il enseigne le piano et le chant aux deux jeunes comtesses, Caroline et Marie, puis anime les soirées campagnardes, un peu chics.Schubert - Voyages La belle meuniere

Cette seconde session, quatre ans après la première, va être l’occasion de retrouver Caroline, surnommée « Cardine », jeune fille avec laquelle Schubert aura beaucoup d’affinités. Tous deux, ils partageront, échangeront cette passion autour du piano, et surtout le plaisir de jouer ensemble…

Dès le début, ils savent que rien ne sera possible. Il n’a pas d’argent. Il n’est en aucune manière, digne d’épouser cette princesse, mais cela aura été un moment extraordinaire favorisant sûrement l’écriture des nombreux textes romantiques qu’il a composés par la suite.ruisseau

Un texte magnifique et très poétique !

Lisez ce texte, en écoutant « Le meunier et le ruisseau »

(La belle meunière) de  Schubert !

Marie-Adélaïde/M. Christine

Réécoutez l’émission en cliquant ici !

« Un été à quatre mains » – HD ateliers henry dougier – Prix 8,90 €uros

Gaëlle Josse est l’auteur de plusieurs romans très remarqués par les lecteurs et par la presse : « Les heures silencieuses », « Nos vies désaccordées » (prix Alain-Fournier, prix national de l’Audio Lecture) – » Noces de neige ». « Le dernier gardien d’Ellis Island » (prix de Littérature de l’Union européenne) – « L’Ombre de nos nuits » (prix France Bleu/Page des Libraires)…

Le cas Malaussène – Ils m’ont menti » – Tome 1 – Daniel Pennac – Editions Gallimard

malaussenePOUR LES INCONDITIONNELS DE LA FAMILLE !

Ainsi que nous vous l’annoncions sur ce blog, en janvier,

Voici le retour de la saga Malaussène…. ! 

Nous vous confirmons la venue de Daniel Pennac que vous pouvez renconter :  

SAMEDI 18 MARS à 16 HEURES à la Librairie Doucet –      (sur réservation)

Dix-huit ans après le dernier volume**, Daniel Pennac revient avec la saga Malaussène, grand succès des années 8O-9O !

Depuis le début de l’année, c’est évidemment l’évènement littéraire ! Tout le monde y va de sa critique, de son coup de cœur. Je dois reconnaître que c’est merveilleux de retrouver une famille qu’on connaît, des amis… On a vraiment l’impression de retrouver un bout de la famille qu’on n’avait pas vue depuis très longtemps. **1985, « Au Bonheur des ogres », c’était le premier des Malaussène !ogres-pennacla-fee-carabine

Une imagination débordante, une famille tentaculaire qui correspond à des familles recomposées, telles qu’on les rencontre aujourd’hui. On adopte les uns, les autres…On s’occupe des enfants qui passent. Une famille qui marche aux coups de cœur, à l’affection. Coup de cœur, que Daniel Pennac a pour ses personnages pour lesquels, il « avait  envie de savoir de qu’ils étaient devenus ». – Et bien sûr, que nous aussi !…la-fee-2

Daniel Pennac est un auteur très attentionné et heureusement pour nous, ses lecteurs ! Il ajoute en fin d’ouvrage un répertoire avec un rappel des noms de tous les amis perdus de vue…, les enfants dont on connaît la mère, mais pas forcément le père…, mais ils sont là ! Il indique leur présence dans telle ou telle histoire et ce qu’ils ont fait.

– Un arbre généalogique aurait, peut-être, été compliqué…Mais, puisque nous avons la chance de recevoir Daniel PENNAC  ce Samedi 18 MARSj’ai l’intention de mettre à sa disposition un paper-board, afin qu’il nous trace, face à son auditoire,  l’arbre généalogique de toute cette famille !

En tout cas, c’est un moment merveilleux, toujours avec cette verve, cette gouaille de Daniel Pennac. C’est sympathique. Il mène toujours une enquête policière. Le livre commence par l’enlèvement cocasse d’un patron « Lapietà » richissime, grand administrateur d’un groupe financier qui allait percevoir son parachute doré, au moment de prendre sa retraite. Une histoire abracadabrante… Nous suivrons les policiers fétiches de Daniel Pennac « Silistri et Titus » de véritables armoires à glace qui tenteront de mener l’enquête. Voilà, le ton est donné...

L’auteur se fait vraiment plaisir et bien évidemment cela se ressent tout au long de la lecture. Il tient le lecteur en haleine de bout en bout. Il viendra nous transmettre ce plaisir, avec tout le talent qu’on lui connaît, en direct.

A  Samedi 18 mars, à la librairie Doucet,  16 heures !

Marie-Adélaïde/M.Christine

Emission France Bleu Maine à réécouter, en cliquant ici.

Le cas Malaussène – Tome I – Ils m’ont menti. Gallimard – 320 pages – 21€uros

Quelques titres de Daniel Pennac : « Le grand Rex » Editions du Centurion, 1980.- « Cabot caboche » Nathan et Pocket jeunesse, 1982. – « L’oeil du loup » Nathan 1984. – « Au bonheur des ogres » Gallimard, collection Folio 1985. Premier des Malaussène
« La fée carabine » Gallimard Collection Folio, 1987.- « La petite marchande de prose » Gallimard, Collection Folio, 1989. –« Comme un roman » Gallimard Collection Folio, 1992. – « Kamo et moi » Gallimard jeunesse, 1992. – « Kamo, l’agence Babel » Gallimard jeunesse, 1992. –« Kamo, l’idée du siècle » Gallimard jeunesse, 1993.
« Sang pour sang, le réveil des vampires » Gallimard, 1993. –« Monsieur Malaussène » Gallimard, 1995.
« Monsieur Malaussène au théâtre » Gallimard, 1996.-« Messieurs les enfants » Gallimard 1997.
« Des Chrétiens et des maures » Gallimard, Collection Blanche, 1997.
« L’évasion Kamo » Gallimard jeunesse 1997. « Chagrin d’école » Prix Renaudot – Journal d’un corps 2012 – Gallimard

Le Club des vieux garçons Louis- Henri de La Rochefoucauld – Editions Stock –

Le club des vieux garçons

Bienvenue au  Club des vieux garçons ! Entrez dans cette société secrète, à l’humour british !

(dialogue entre Nathalie de la librairie Doucet et Charlotte de France Bleu Maine )

 – Charlotte : – Nathalie, vous nous faites entrer dans une société secrète : « Le Club des vieux garçons« , un roman décapant, paraît-il, de Louis-Henri de la Rochefoucauld.

Nathalie : – Décapant, c’est peut-être un peu exagéré mais assez drôle, très humoristique, plein d’intelligence, plein d’esprit.

Nathalie : Louis-Henri de La Rochefoucauld nous raconte l’histoire de François de Rupignac, né en 1985, dans une famille aristocratique, suffisamment aisée pour ne pas avoir à travailler. Il évolue dans les beaux quartiers parisiens, entre ses parents, certes présents, mais surtout très entouré de ses grands-parents qui participent beaucoup à son éducation. – Son grand-père l’emmène faire de longues balades pour lui raconter l’histoire illustre de la famille et des ascendants de Rupignac qui se sont faits remarquer au cours de l’histoire de France, puis lui mettre gentiment la pression, lui précisant  – qu’il est le dernier des descendants  – qu’il devrait se marier afin d’avoir une descendance !…  – (- Donc, qu’il faut absolument assurer !)– Et puis, sa grand-mère, une duchesse un peu excentrique qui a des sorties très drôles, pleine d’esprit, pleine d’humour, ayant un regard un peu décalé sur sa condition puisqu’ils vivent à une époque où ce sont un peu des dinosaures. Quelque part, ils savent bien que cette situation ne va pas s’éterniser. François de Rupignac est donc  élevé comme ça ! En grandissant, il est déjà un peu en dehors de la réalité de sa jeunesse.

Au pensionnat, il rencontre un garçon nommé Pierre, aussi décalé que lui. Il est très mystique, très attiré par la religion, un peu solitaire. Finalement, ces deux solitudes s’allient pour former une amitié qui va perdurer au fil des années. Ils décident, à l’âge de 20 ans, de créer « Le Club des vieux garçons« , où on ne reçoit à Paris, que des célibataires endurcis, ceux dont on se moque, ceux dont on se gausse, pour leur redonner un peu de splendeur.

Dans ce club, il n’y a que des célibataires, l’alcool coule à flots, notamment le champagne car on n’est pas aristocrates pour rien ! On fait des blagues de potaches. Là, c’est vraiment très amusant !. Il y a une multitude de gags qui s’enchaînent, ils inventent certaines choses… C’est vraiment très comique.

On passe un moment délicieux avec la grand-mère qui est truculente et puis ce Club de vieux garçons très drôles… ( je ne vous raconterai pas la suite…)

Tout cela est très cocasse,  évolue dans un sens, puis il y a ce décalage avec tous ses amis (fin des années 80-90) en complet décalage par rapport à leur époque. Ils arrivent quand même à survivre, à se sentir bien et à pratiquer l’humour, ce qui est assez plaisant.

Charlotte : – Finalement, d‘après le thème, on peut avoir l’impression, au début, de partir sur une étude sociologique, est-ce plus satirique ?

Nathalie :  – Satirique. Non ! C’est davantage humoristique que satirique. Il n’y a aucune méchanceté dans ce livre. C’est plutôt que l’on a de l’esprit et une certaine classe. Vous savez, les réparties qu’on pouvait avoir qui vous clouait le bec, toujours avec beaucoup d’élégance et de dignité. C’est un plutôt dans cet esprit là : – l’éloquence !

Vous passerez vraiment un bon petit moment en découvrant 

« Le Club des vieux garçons ».

Le vieux garçon peut-il être l’avenir de l’homme ?

Réécoutez l’émission du mardi 7 mars, en cliquant ici !

Lu et conseillé par Nathalie/M. Christine

« Le Club des vieux garçons » – Editions Stock – Prix : 20 Euros.

Quelques ouvrages de Louis-Henri de La Rochefoucauld né en 1985, entré en littérature avec, en  : – 2010, « Les Vies Lewis », éd. Léo Scheer –  2011 : « Un smoking à la mer », éd. Léo Scheer – 2012, « Les Enfants trouvés », éd. Léo Scheer – 2013, « La Révolution française« , éd. Gallimard, coll. « L’Infini » – 2014, « Gaudriole au Golgotha », éd. Gallimard, coll. « L’Arpenteur ».