La soeur du Roi – Alexandra de Broca – Editions Albin Michel –

LA SOEUR DU ROI             La Fiction à la rencontre de l’Histoire

    Alexandra de BROCA  présentera son dernier roman : « La sœur du Roi »   Rencontre-dédicace Vendredi 23 Juin à 18hlibrairie DOUCET.

Alexandra de Broca est déjà venue à la librairie, en 2014 avec son excellent « Monsieur mon amour ». Il s’agissait de la vie de la Princesse de Lamballe.

Aujourd’hui, il est toujours question d’une princesse, mais encore plus haut placée puisqu’il s’agit de Madame Elisabeth, la plus jeune sœur de Louis XVI.

Le prologue nous mène tout de suite à la fin que nous connaissons bien : 1794, 20 Floreal de l’An II, Madame Elisabeth va être guillotinée. Un homme, François Dassy qui l’aime depuis si longtemps, assiste à cette exécution pour l’accompagner jusqu’au bout.

Le livre est ensuite composé de courts chapitres qui se répondent en quelque sorte : la vie de la Princesse Elisabeth face à celle de François Dassy.

En bonne historienne Alexandra de Broca a fait toutes les recherches nécessaires pour nous dresser le portait d’Elisabeth le plus proche possible de la réalité.

La Princesse est née en 1764 à Versailles. Elle n’a pas connu ses parents décédés trop tôt. Son grand-père Louis XV est proche d’elle et l’emmène visiter Trianon et ses jardins. Elle est curieuse de tout, admire les très réputés jardins botaniques et restera amie avec le Docteur Le Monnier, médecin et botaniste, qui s’est occupé des jardins.

Le portrait d’Elisabeth est très fidèle. Elle est brillante, très pieuse. Son mode de vie est très loin de celui de Marie-Antoinette.

Tout cela est vrai, fondé sur des éléments historiques mais Alexandra de Broca a voulu nous la montrer moins austère.la soeur du roi 2

Note de l’auteur à la fin du livre :  » Les historiens attribuent à la sœur de Louis XVI une histoire platonique avec un médecin et offrent ainsi l’image d’une femme attachante , loin du souvenir figé d’une princesse pieuse et prude. J’ai pris la liberté d’imaginer leur relation et d’inventer la vie de François Dassy, faute de sources historiques. »

François Dassy est donc botaniste dans les « Jardins du Roy ». Il est aussi protestant et  les difficultés pour le couple ne manquent pas.

Cela fait donc une jolie histoire sentimentale sur fond historique avec tous les personnages connus et bien réels de la cour et aussi sur fond des « Lumières » et de la Révolution qui monte.

Marie-José/M.Christine

« La soeur du Roi » – Alexandra de Broca – Editions Albin Michel – Prix : 22 €uros – 416 pages

Les filles au lion – Jessie Burton – Editions Gallimard (coll. Du monde entier) –

LES FILLES DU LION                            Un roman irrésistible  !

Voici donc le 2ème roman de Jessie BURTON, cette auteure anglaise, également comédienne, qui a conquis le monde avec « Miniaturiste ». Si vous ne l’avez pas lu, précipitez-vous, c’est incontournable !!!

Le titre original de ce nouveau livre : « The muse »  correspond tout à fait à l’histoire. Les éditions Gallimard ont préféré « Les filles au lion » et c’est bien aussi.

Nous sommes en 1967. Odelle vient des Caraïbes et vit depuis quelques années à Londres. Elle vend des chaussures mais rêve de devenir écrivain. La chance lui sourit lorsqu’elle est engagée dans une galerie d’art, au service de Marjorie Quick, personnage quelque peu hors du commun et mystérieux.

Elle rencontre également Lawrie Scott, un jeune homme qui a hérité de sa mère un tableau lui aussi mystérieux.

Marjorie semble troublée par cette toile et Odelle se décide à enquêter. Le tableau représente deux jeunes filles et un lion, d’où le titre français. Qui est le peintre ? Qui a servi de « muse » ?

Au fur et à mesure des découvertes l’auteure nous fait remonter dans le temps, en 1936, en Andalousie.

Nous faisons alors connaissance d’Olive et de Térésa qui ont une très grande importance dans le roman. Nous rencontrons aussi une famille anglaise, en vacances dans une très belle propriété et un jeune peintre. Il se nomme Isaac Roblès et va participer aux débuts de la Guerre d’Espagne. Est-ce lui le peintre du tableau ?

C’est donc une page d’Histoire que nous fait revivre Jessie BURTON. L’art est aussi omniprésent avec ses émotions et toute sa puissance créatrice. C’est, comme dans son premier roman son thème de prédilection .


Un très bon moment de lecture et n’oubliez pas « Miniaturiste » !!

« Les lecteurs de « Miniaturiste » ne seront pas déçus ». (The Times)

Marie-José/M. Christine

« Les filles au lion » traduit par Jean Esch 496 pages : 22,50 €uros –

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Jessie Burton est l’auteur du premier roman : « Miniaturiste » traduit par Dominique Letellier – 504 p. – 22,90 € – ou collection Folio – 8,20 €

Le camélia de ma mère – Alain Baraton – Editions Grasset Et Fasquelle

LE CAMELIA DE MA MERELe Camélia de ma mère. camélia rouge

Selon la légende, le camélia aurait été découvert par le mythique empereur de Chine Shennong, qui en aurait tiré un breuvage, le thé. De Venise aux samouraïs, de Coco Chanel à La dame aux camélias d’Alexandre Dumas, l’histoire de cet arbuste offre autant de prétextes…

« Il y a un seul camélia à Versailles. Comme tout dans les jardins de Louis XIV et de Marie-Antoinette, il est chargé d’histoire, même si l’histoire de cet arbuste n’a rien de royal : ni la reine ni Mme de Maintenon n’ont fleuri leurs corsages d’une de ses fleurs délicates. En revanche, il a fait l’admiration et la fierté de ma mère, et m’a intrigué des années durant. Elle en possédait un qui trônait devant la petite maison au bord de la mer où mes parents nous amenaient en vacances. Il a orné mes meilleurs souvenirs d’enfance. Ma mère l’aimait, je l’ai aimé, cet arbuste si commun et si peu ordinaire. Ses origines, mieux que nobles, sont divines […]  La première dame aux camélias, bien sûr, c’était ma mère. La voici dans ce livre qui, j’espère, montre qu’on peut réunir la culture des plantes et celle de l’amour. » Alain Baraton.

camélia rougeAlain Baraton viendra nous parler du « camélia de sa mère », au Mans, à la librairie Doucet SAMEDI 6 MAI à 16 heures   camélia rouge

Et, rappelez-vous que, dans le langage des fleurs : le camélia signifie :« Tu es la plus belle. Je suis fier de t’aimer »  – Je t’aimerai toujours.camélia blanc

– Le camélia blanc : « Tu dédaignes mon amour » 

camélia rougeLe camélia rouge : « Amour ardent, inconditionnel et éternel ».

  camélia roseLe camélia rose : « fierté admirative, désir de séduire avec romantisme et sensualité »

C’est ravissant et plein de fraîcheur. C’est beau, c’est savoureux.

Ce n’est que délicatesse !

Voyez comme la première couverture est superbe !

Et, tout est dit, sur le bandeau de ce magnifique petit livre qui effectivement S’OFFRE COMME UN BOUQUET DE FLEURS !

Marie-Christine

Alain Baraton est un jardinier, écrivain et chroniqueur. Il est le jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand parc du château de Versailles depuis 1982.  Il tient une chronique sur France Inter et sur France 5. Il est l’auteur de nombreux livres sur les thèmes du jardinage, des plantes et de Versailles.

Grasset Et Fasquelle – 13,00 €uros

Un été à quatre mains – Gaëlle Josse – HD ateliers henry dougier/littérature –

UN ETE A QUATRE MAINS« Ah ruisseau, cher petit ruisseau/Tu voudrais m’apaiser/Mais sais-tu, petit ruisseau/Ce que l’amour peut faire ? »

Impressionnant ce petit livre d’à peine cent pages !

Un petit livre,  pour un très beau texte !

Gaëlle Josse écrit toujours des petits bijoux. Tous les mots sont cherchés, tous les mots sont justes. Il y a de l’émotion, de la qualité et surtout l’envie d’offrir, de transmettre quelque chose de passionnant aux lecteurs.

Gaelle Josse aime la musique et les arts. Avec ce texte, elle revient encore une fois avec une très très belle histoire qui nous parle de Franz Schubert, le compositeur !portrait schubertComme souvent, son sujet en tête, Gaëlle Josse va écrire autour.  Elle va évidemment broder pour donner sa touche romantique. Le fond de l’histoire est là, on le connaît : – Franz Schubert n’est pas tellement reconnu lors de son existence. Le chantre du romantisme, on connaît le lied de Schubert, puis ses partitions au piano, c’est quelque chose de très intime. Désargenté, Schubert n’a pas eu un succès considérable. De plus, son physique peu attirant, il était de petite taille, un peu contrefait, ses copains l’appelaient « le petit champignon ». Très jeune, il est atteint de syphilis, il meurt en 1828, à l’âge de 31 ans.

Il avait toujours besoin d’argent pour composer. La musique était sa passion et il accepta, pour la seconde fois d’aller donner des cours de musique et passer quatre mois dans la somptueuse résidence d’été du Comte d’Esterazhy. Il quitte Vienne à destination de la Hongrie où le gîte et le couvert lui seront assurés. Invité comme maître de musique, il enseigne le piano et le chant aux deux jeunes comtesses, Caroline et Marie, puis anime les soirées campagnardes, un peu chics.Schubert - Voyages La belle meuniere

Cette seconde session, quatre ans après la première, va être l’occasion de retrouver Caroline, surnommée « Cardine », jeune fille avec laquelle Schubert aura beaucoup d’affinités. Tous deux, ils partageront, échangeront cette passion autour du piano, et surtout le plaisir de jouer ensemble…

Dès le début, ils savent que rien ne sera possible. Il n’a pas d’argent. Il n’est en aucune manière, digne d’épouser cette princesse, mais cela aura été un moment extraordinaire favorisant sûrement l’écriture des nombreux textes romantiques qu’il a composés par la suite.ruisseau

Un texte magnifique et très poétique !

Lisez ce texte, en écoutant « Le meunier et le ruisseau »

(La belle meunière) de  Schubert !

Marie-Adélaïde/M. Christine

Réécoutez l’émission en cliquant ici !

« Un été à quatre mains » – HD ateliers henry dougier – Prix 8,90 €uros

Gaëlle Josse est l’auteur de plusieurs romans très remarqués par les lecteurs et par la presse : « Les heures silencieuses », « Nos vies désaccordées » (prix Alain-Fournier, prix national de l’Audio Lecture) – » Noces de neige ». « Le dernier gardien d’Ellis Island » (prix de Littérature de l’Union européenne) – « L’Ombre de nos nuits » (prix France Bleu/Page des Libraires)…

Le cas Malaussène – Ils m’ont menti » – Tome 1 – Daniel Pennac – Editions Gallimard

malaussenePOUR LES INCONDITIONNELS DE LA FAMILLE !

Ainsi que nous vous l’annoncions sur ce blog, en janvier,

Voici le retour de la saga Malaussène…. ! 

Nous vous confirmons la venue de Daniel Pennac que vous pouvez renconter :  

SAMEDI 18 MARS à 16 HEURES à la Librairie Doucet –      (sur réservation)

Dix-huit ans après le dernier volume**, Daniel Pennac revient avec la saga Malaussène, grand succès des années 8O-9O !

Depuis le début de l’année, c’est évidemment l’évènement littéraire ! Tout le monde y va de sa critique, de son coup de cœur. Je dois reconnaître que c’est merveilleux de retrouver une famille qu’on connaît, des amis… On a vraiment l’impression de retrouver un bout de la famille qu’on n’avait pas vue depuis très longtemps. **1985, « Au Bonheur des ogres », c’était le premier des Malaussène !ogres-pennacla-fee-carabine

Une imagination débordante, une famille tentaculaire qui correspond à des familles recomposées, telles qu’on les rencontre aujourd’hui. On adopte les uns, les autres…On s’occupe des enfants qui passent. Une famille qui marche aux coups de cœur, à l’affection. Coup de cœur, que Daniel Pennac a pour ses personnages pour lesquels, il « avait  envie de savoir de qu’ils étaient devenus ». – Et bien sûr, que nous aussi !…la-fee-2

Daniel Pennac est un auteur très attentionné et heureusement pour nous, ses lecteurs ! Il ajoute en fin d’ouvrage un répertoire avec un rappel des noms de tous les amis perdus de vue…, les enfants dont on connaît la mère, mais pas forcément le père…, mais ils sont là ! Il indique leur présence dans telle ou telle histoire et ce qu’ils ont fait.

– Un arbre généalogique aurait, peut-être, été compliqué…Mais, puisque nous avons la chance de recevoir Daniel PENNAC  ce Samedi 18 MARSj’ai l’intention de mettre à sa disposition un paper-board, afin qu’il nous trace, face à son auditoire,  l’arbre généalogique de toute cette famille !

En tout cas, c’est un moment merveilleux, toujours avec cette verve, cette gouaille de Daniel Pennac. C’est sympathique. Il mène toujours une enquête policière. Le livre commence par l’enlèvement cocasse d’un patron « Lapietà » richissime, grand administrateur d’un groupe financier qui allait percevoir son parachute doré, au moment de prendre sa retraite. Une histoire abracadabrante… Nous suivrons les policiers fétiches de Daniel Pennac « Silistri et Titus » de véritables armoires à glace qui tenteront de mener l’enquête. Voilà, le ton est donné...

L’auteur se fait vraiment plaisir et bien évidemment cela se ressent tout au long de la lecture. Il tient le lecteur en haleine de bout en bout. Il viendra nous transmettre ce plaisir, avec tout le talent qu’on lui connaît, en direct.

A  Samedi 18 mars, à la librairie Doucet,  16 heures !

Marie-Adélaïde/M.Christine

Emission France Bleu Maine à réécouter, en cliquant ici.

Le cas Malaussène – Tome I – Ils m’ont menti. Gallimard – 320 pages – 21€uros

Quelques titres de Daniel Pennac : « Le grand Rex » Editions du Centurion, 1980.- « Cabot caboche » Nathan et Pocket jeunesse, 1982. – « L’oeil du loup » Nathan 1984. – « Au bonheur des ogres » Gallimard, collection Folio 1985. Premier des Malaussène
« La fée carabine » Gallimard Collection Folio, 1987.- « La petite marchande de prose » Gallimard, Collection Folio, 1989. –« Comme un roman » Gallimard Collection Folio, 1992. – « Kamo et moi » Gallimard jeunesse, 1992. – « Kamo, l’agence Babel » Gallimard jeunesse, 1992. –« Kamo, l’idée du siècle » Gallimard jeunesse, 1993.
« Sang pour sang, le réveil des vampires » Gallimard, 1993. –« Monsieur Malaussène » Gallimard, 1995.
« Monsieur Malaussène au théâtre » Gallimard, 1996.-« Messieurs les enfants » Gallimard 1997.
« Des Chrétiens et des maures » Gallimard, Collection Blanche, 1997.
« L’évasion Kamo » Gallimard jeunesse 1997. « Chagrin d’école » Prix Renaudot – Journal d’un corps 2012 – Gallimard

Le Club des vieux garçons Louis- Henri de La Rochefoucauld – Editions Stock –

Le club des vieux garçons

Bienvenue au  Club des vieux garçons ! Entrez dans cette société secrète, à l’humour british !

(dialogue entre Nathalie de la librairie Doucet et Charlotte de France Bleu Maine )

 – Charlotte : – Nathalie, vous nous faites entrer dans une société secrète : « Le Club des vieux garçons« , un roman décapant, paraît-il, de Louis-Henri de la Rochefoucauld.

Nathalie : – Décapant, c’est peut-être un peu exagéré mais assez drôle, très humoristique, plein d’intelligence, plein d’esprit.

Nathalie : Louis-Henri de La Rochefoucauld nous raconte l’histoire de François de Rupignac, né en 1985, dans une famille aristocratique, suffisamment aisée pour ne pas avoir à travailler. Il évolue dans les beaux quartiers parisiens, entre ses parents, certes présents, mais surtout très entouré de ses grands-parents qui participent beaucoup à son éducation. – Son grand-père l’emmène faire de longues balades pour lui raconter l’histoire illustre de la famille et des ascendants de Rupignac qui se sont faits remarquer au cours de l’histoire de France, puis lui mettre gentiment la pression, lui précisant  – qu’il est le dernier des descendants  – qu’il devrait se marier afin d’avoir une descendance !…  – (- Donc, qu’il faut absolument assurer !)– Et puis, sa grand-mère, une duchesse un peu excentrique qui a des sorties très drôles, pleine d’esprit, pleine d’humour, ayant un regard un peu décalé sur sa condition puisqu’ils vivent à une époque où ce sont un peu des dinosaures. Quelque part, ils savent bien que cette situation ne va pas s’éterniser. François de Rupignac est donc  élevé comme ça ! En grandissant, il est déjà un peu en dehors de la réalité de sa jeunesse.

Au pensionnat, il rencontre un garçon nommé Pierre, aussi décalé que lui. Il est très mystique, très attiré par la religion, un peu solitaire. Finalement, ces deux solitudes s’allient pour former une amitié qui va perdurer au fil des années. Ils décident, à l’âge de 20 ans, de créer « Le Club des vieux garçons« , où on ne reçoit à Paris, que des célibataires endurcis, ceux dont on se moque, ceux dont on se gausse, pour leur redonner un peu de splendeur.

Dans ce club, il n’y a que des célibataires, l’alcool coule à flots, notamment le champagne car on n’est pas aristocrates pour rien ! On fait des blagues de potaches. Là, c’est vraiment très amusant !. Il y a une multitude de gags qui s’enchaînent, ils inventent certaines choses… C’est vraiment très comique.

On passe un moment délicieux avec la grand-mère qui est truculente et puis ce Club de vieux garçons très drôles… ( je ne vous raconterai pas la suite…)

Tout cela est très cocasse,  évolue dans un sens, puis il y a ce décalage avec tous ses amis (fin des années 80-90) en complet décalage par rapport à leur époque. Ils arrivent quand même à survivre, à se sentir bien et à pratiquer l’humour, ce qui est assez plaisant.

Charlotte : – Finalement, d‘après le thème, on peut avoir l’impression, au début, de partir sur une étude sociologique, est-ce plus satirique ?

Nathalie :  – Satirique. Non ! C’est davantage humoristique que satirique. Il n’y a aucune méchanceté dans ce livre. C’est plutôt que l’on a de l’esprit et une certaine classe. Vous savez, les réparties qu’on pouvait avoir qui vous clouait le bec, toujours avec beaucoup d’élégance et de dignité. C’est un plutôt dans cet esprit là : – l’éloquence !

Vous passerez vraiment un bon petit moment en découvrant 

« Le Club des vieux garçons ».

Le vieux garçon peut-il être l’avenir de l’homme ?

Réécoutez l’émission du mardi 7 mars, en cliquant ici !

Lu et conseillé par Nathalie/M. Christine

« Le Club des vieux garçons » – Editions Stock – Prix : 20 Euros.

Quelques ouvrages de Louis-Henri de La Rochefoucauld né en 1985, entré en littérature avec, en  : – 2010, « Les Vies Lewis », éd. Léo Scheer –  2011 : « Un smoking à la mer », éd. Léo Scheer – 2012, « Les Enfants trouvés », éd. Léo Scheer – 2013, « La Révolution française« , éd. Gallimard, coll. « L’Infini » – 2014, « Gaudriole au Golgotha », éd. Gallimard, coll. « L’Arpenteur ».

Paris n’est qu’un songe – Nicolas d’Estienne d’Orves – Collection Incipit –

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« 1900, nous lisons notre avenir dans tes rides. » Paul Morand, 1900.

Remontez le temps avec Nicolas d’Estienne d’Orves !

A travers cette superbe et agréable  collection – INCIPIT* – l’auteur nous emmène dans Paris, à la « Belle Epoque. »

STATION MONTPARNASSE-BIENVENUE :

Cela vous dit quelque chose ?  : ce n’est  pas pour souhaiter la bienvenue aux usagers ! Non.

Nicolas d’Estienne d’Orves décide de remonter le temps et nous allons à la rencontre de personnalités qui ont participé à la modernisation de Paris, telles que ce breton mis à l’honneur :  Fulgence Bienvenüe, fascinant personnage,  ancien élève des Ponts et Chaussées, ayant fait ses premières armes dans l’Orne et en Mayenne, avant d’être affecté à Paris, en 1886.

« Imaginez une simple porte de bois clair achetée chez Leroy Merlin qui dissimule une machine à explorer le temps ! »

C’est Sylvain Chauvier qui décide de remonter la machine à explorer le temps, de perturber par toutes sortes de méthodes, le futur de Paris. Et l’on côtoiera le petit Georges ! : Pompidou bébé, le jeune André Malraux…….Edmond Huet et bien d’autres.

Un texte intéressant,  ludique, instructif, de construction un peu complexe. Nicolas d’Estienne d’Orves nous entraîne au tout début du XXème siècle, au coeur de la construction du métro parisien et de son évolution, ainsi que celle de la ville de Paris.  Il nous conduit dans le premier métro et la première rame (en bois) le 19 juillet 1900 à 13 h, qui va jusqu’à Vincennes, là où se déroule la seconde édition des Jeux Olympiques.

Et, dans cette collection, on trouve à la fin de cet opuscule (87 pages) un petit dossier où quelques documents sont présentés, annotés d’explications facilement accessibles.

– Un récit pétillant.  Une histoire originale !

– Un vrai talent d’écriture, comme d’habitude ! 

Bienvenue  et bon voyage dans la fabuleuse aventure du premier métro parisien  !

Marie-Christine. 

* Incipit (nom masc.) « Premiers mots d’un texte. Ceux par lesquels  l’auteur et le lecteur se rencontrent… pour la première fois. Cette collection propose à de grands écrivains de redonner vie à une première fois historique et d’en faire un objet littéraire personnel. »

« Paris n’est qu’un songe » – Collection Incipit –  Illustré par François Avril – Prix 12 €uros

Nicolas d’Estienne d’Orves, né en 1974, écrivain et journaliste au Figaro a publié une vingtaine d’ouvrages  où Paris occupe une place essentielle.  « Les Orphelins du Mal » Pocket, 2009 – « Les derniers Jours de Paris, Pocket, 2011 – « L’enfant du Premier matin », Pocket, 2014 – « Les fidélités successives » Le livre de poche, 2014 – « La dévoration » Le livre de poche,  2016 – « Je pars à l’entracte » Nil – 2011 –

Ecoutez nos défaites – Laurent Gaudé – Actes Sud-

ecoutez-nos-defaites

Entre Guerre et Amour – Entre Victoire et défaite.

« Ecoutez nos défaites, ils le disent ensemble, avec une sorte de douceur et de volupté, écoutez nos défaites, nous n’étions que des hommes, il ne saurait y avoir de victoire, le désir, juste, jusqu’à l’engloutissement, le désir et la douceur du vent chaud sur la peau ». L. Gaudé


Une furtive nuit d’amour et de poésie passée à Zurich suffit à lier Assem et Mariam. Une rencontre unique, mais chacun poursuivra sa route, nourri du souvenir et du souci de l’autre. Assem est agent des services du renseignement français depuis plus de quinze ans. Il a parcouru toutes les zones de conflits. Il prépare son départ pour Beyrouth. Assem a pour mission de retrouver Job, un ex-membre des commandos américains soupçonné de trafics. Il devra évaluer le risque que ce soldat représente pour le gouvernement américain,  prendre des mesures en conséquence car après avoir participé à trop de combats, il est devenu incontrôlable. Mariam, archéologue iranienne, se bat pour sauver les musées de Mossoul, et d’ailleurs. Elle tente de sauver les trésors des villes bombardées et traque les oeuvres d’art volées.

Chapitre après chapitre,  Laurent Gaudé jongle avec plusieurs périodes de l’Histoire : il convoque trois époques, trois héros, trois voix : celle d’Hannibal et ses éléphants franchissant les Alpes, -celle du Général Ulysses S. Grant, au cours de la  guerre de Sécession celle d’Hailé Sélassié se battant contre l’Italie. Entre une guerre d’Empire (Rome et Carthage), une guerre civile en Amérique, une guerre coloniale en Ethiopie, ce sera toujours du sang versé, des victoires qui ne sont que des défaites, de la douleur, des destructions de chefs-d’oeuvre…. Ainsi, l’auteur mêle très habilement les siècles avec les guerres d’hier et celles d’aujourd’hui,  jusqu’à celle de Daech qui a détruit tout le patrimoine culturel de Palmyre :  Tout ce qu’a pu créer  l’homme, en somme !

 Pourquoi toutes ces guerres, pourquoi s’entretuer ? Ces milliers de morts au combat ? A chaque fois, on dit : « plus jamais ça » et l’histoire se répète !.

– C’est à la fois un roman historique où sont enchevêtrés plusieurs récits,  mêlant à la fois l’amour et la guerre, un roman poétique qui apporte un peu d’espoir grâce à Mariam et Assem. C’est aussi une réflexion poussée sur la guerre, ses victoires, ses défaites qui conduisent forcément à la destruction de la vie. C’est une réflexion sur la barbarie, la folie des hommes.

Beaucoup d’érudition dans ce roman remarquable, un sujet forcément grave, en cette période profondément troublée.

Un très beau texte traversé par la poésie de Mahmoud Darwich.

Un récit puissant sur la bêtise humaine.

Marie-Christine

Romancier, nouvelliste et dramaturge, Laurent Gaudé a reçu en 2004 le prix Goncourt pour « Le Soleil des Scorta ». – « La mort du Roi Tsongor » (prix Goncourt des lycens, prix des libraires) Actes Sud 2002 – « La porte des enfers », 2008 – « Ouragan » 2008 – « Danser les ombres » 2015 – « Les Oliviers du Négus » (Récit) 2011 –

Trois saisons d’orage – Cécile Coulon – Editions Viviane Hamy –

TROIS SAISONS D’ORAGE

trois-saisons-doragePrésentation : Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Bénédict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste.

« Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature. Saga portée par la fureur et la passion. Trois saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXème siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules, « forteresse de falaises réputée infranchissable », où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde autour, s’étend. Si elles happent un enfant, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps elles sont l’antichambre du paradis.

Cécile Coulon renoue ici avec ses thèmes de prédilection – la campagne opposée à la ville, la lutte entre l’homme et la nature-, qui sont les battements de cœur du très grand succès que fut Le Roi n’a pas sommeil (Editions Viviane Hamy, 2012)

Au début tout paraît très romanesque puis peu à peu, Cécile Coulon construit, au fil des pages, une tension époustouflante et nous vivons cette saga familiale -en milieu rural- sur trois générations,  avec beaucoup d’émotion et de pudeur. Nous sommes happés par cette histoire et par les personnages cités par Cécile Coulon. Quant au lieu,  c’est le personnage principal ; lieu de l’action, de l’intrigue…

L’ambiance est bien décrite. Nous vivons en direct cette tragédie tant nous avons, à la lecture de ce texte, l’impression d’être sur les lieux. Ce qui prouve, une fois de plus, de la part de l’auteur, que le roman et l’écriture sont bien maîtrisés : nous sommes à la fois, André le médecin, le fils Bénédict, Agnès son épouse, Valère et Bérangère les enfants et tous les autres acteurs.

Ce livre est aussi un grand hommage à la nature, aux grands espaces.   On perçoit cet énorme choc entre la vie, à la ville et à la campagne, sujets de prédilection de l’auteur.

Et vous pouvez retrouver ces thèmes abordés par l’auteur, en lisant « Les grandes villes n’existent pas » ou « le coeur du pélican »

Un roman bien ficelé où, à chaque page le suspense croît !…

M. Christine

 

 

La veille de presque tout – Victor Del Arbol – actes noirs – Actes Sud –

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La veille de presque tout

Victor Del Arbol est un auteur qui publie ses livres dans la magnifique Collection actes noirs – chez Actes Sud, que tout le monde connaît. Cette magnifique collection noire, encadrée de rouge, avec des illustrations un peu particulières. C’est le genre de roman qui vous happe dès les premières phrases.

Victor Del Arbor est un auteur que j’aime énormément. Docteur en Histoire. Policier. C’est un catalan qui vit à Barcelone. Depuis toujours, il travaille sur le lien entre l’histoire et l’enquête policière.

Il aime les personnages un peu cabossés, en souffrance. Ce qui est vraiment son fil conducteur, c’est le pardon des bourreaux. Ils veulent obtenir un pardon…, la rédemption.

Il avait travaillé sur la guerre d’Espagne. Cette fois-ci, cela se passe toujours en Espagne certes, mais il est plutôt question de la dictature en Argentine et de la guerre des Malouines.

Nous aurons plusieurs personnages, comme toujours et au début, il faut un temps d’adaptation.

Jusqu’alors, on a eu un policier ayant eu une enfance très difficile avec un choc épouvantable. Il est maintenant marié,  a un fils très malade. Il a résolu l’enquête d’un horrible pédophile. Avec son passé, il en est ressorti très meurtri. La maman de cette petite fille qu’il n’a malheureusement pu sauver, est également très meurtrie.

Ces deux personnages, nous allons les rencontrer tout au long de ce livre mais surtout, ce qui va être intéressant, c’est de retrouver deux personnages plus anciens Oliveiro et Antonio, son ami. Ils viennent d’Argentine. Ils vont travailler en Allemagne avant de retourner en Argentine puis se réfugieront après la dictature, en Espagne. L’un a été bourreau, l’autre a été victime, la vengeance est devant lui. Il essaie de réparer. Mais, plus que de la vengeance, ce qu’il veut c’est qu’on lui présente des excuses pour sa famille qui a été massacrée.

Tous ces personnages vont se croiser sur la côte, en Galicie. Durant l’hiver,  la côte est battue par les vents, le temps est de la partie, les vagues etc.. L’ambiance est absolument sombre et noire. Les personnages ne sont que plus beaux et vous restez suspendus à ce récit parce que la grande force de Victor Del Arbol, c’est d’avoir un récit, à la fois littéraire, sur fond d’enquête policière, de nous donner des pistes comme ça, pour réfléchir.

Un talent pour ce quatrième livre qui ne fait que de se confirmer. Comme à chaque fois, impossible d’en ressortir intact.

« Et l’on perçoit votre passion pour cet auteur, Marie-Adélaïde »!

Emission de France Bleu maine que vous pouvez réécouter en cliquant ici

Marie-Adélaïde/MChristine

« La veille de presque tout«  traduit de l’espagnol par Claude Bleton -320 pages – Prix : 22,50 €  Actes Sud – 2011 « La tristesse des samourai » – 2013 –« La maison des chagrins »  – 2015 « Toutes les vagues de l’Océan »