Ce que DOIT faire le (prochain) président – Agnès Verdier-Molinié – Editions Albin Michel –

ce que doit faire le prochain président

UN LIVRE POUR FAIRE BOUGER 2017-2022 !

Quatrième de couverture : « Est-ce inconvenant de suggérer ce que DOIT faire le prochain président, en pleine campagne ?

Non : car ceci est plus qu’un plan ou un programme. C’est une obligation morale de résultat.

La situation de la France est en effet à haut risque. Elus, syndicats, gestionnaires, ministres en portent la responsabilité. Nous avons pourtant toutes les clés pour éviter le mur. En sortant de l’asphyxie fiscale et de la prolifération des normes et des lois.

On croit que c’est impossible de réformer notre pays car tout -les dépenses folles, le chômage, la dette – est à reconstruire ? C’est juste qu’il faut « faire le job », maintenant. La feuille de route est là, il suffit de la mettre en œuvre. »

Agnès Verdier-Molinié est directrice de la Fondation IFRAP, un think tank (laboratoire d’idées innovantes) qui évalue les politiques publiques. Elle intervient régulièrement sur les thématiques de la campagne présidentielle et a déjà publié entre autres, avec succès en 2015 :  « On va dans le mur » ! (Albin Michel) « 60 milliards d’économies » ! en 2013 (Albin Michel) – « Les fonctionnaires contre l’Etat » 2011 – (Albin Michel) – « La mondialisation va-t-elle… nous tuer ? » J. C. Lattès, 2008.

Dans ce livre, elle décrit donc les différents maux de l’Etat français : – l’effondrement de l’économie et de la création – l’hyperfiscalité  – l’illusion de la fausse gratuité (il faut bien que quelqu’un finance !) Elle fait des propositions afin de permettre une meilleure performance de la fonction publique. Elle établit neuf lois à adopter avant fin 2018, une notamment pour instaurer la liberté de choix de l’assurance maladie. Elle tance également la part de responsabilité des syndicats dans le blocage français des syndicats qui, d’après elle, « font plutôt de la politique ».

En annexe I, nous trouvons le calendrier 2017-2022 –  En annexe  II -quelques tableaux d’évaluation, de comparaison, de propositions.

Tout cela est fort intéressant à analyser,  à décortiquer !

Bonne lecture et bonne réflexion !

M.Christine

Paris n’est qu’un songe – Nicolas d’Estienne d’Orves – Collection Incipit –

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« 1900, nous lisons notre avenir dans tes rides. » Paul Morand, 1900.

Remontez le temps avec Nicolas d’Estienne d’Orves !

A travers cette superbe et agréable  collection – INCIPIT* – l’auteur nous emmène dans Paris, à la « Belle Epoque. »

STATION MONTPARNASSE-BIENVENUE :

Cela vous dit quelque chose ?  : ce n’est  pas pour souhaiter la bienvenue aux usagers ! Non.

Nicolas d’Estienne d’Orves décide de remonter le temps et nous allons à la rencontre de personnalités qui ont participé à la modernisation de Paris, telles que ce breton mis à l’honneur :  Fulgence Bienvenüe, fascinant personnage,  ancien élève des Ponts et Chaussées, ayant fait ses premières armes dans l’Orne et en Mayenne, avant d’être affecté à Paris, en 1886.

« Imaginez une simple porte de bois clair achetée chez Leroy Merlin qui dissimule une machine à explorer le temps ! »

C’est Sylvain Chauvier qui décide de remonter la machine à explorer le temps, de perturber par toutes sortes de méthodes, le futur de Paris. Et l’on côtoiera le petit Georges ! : Pompidou bébé, le jeune André Malraux…….Edmond Huet et bien d’autres.

Un texte intéressant,  ludique, instructif, de construction un peu complexe. Nicolas d’Estienne d’Orves nous entraîne au tout début du XXème siècle, au coeur de la construction du métro parisien et de son évolution, ainsi que celle de la ville de Paris.  Il nous conduit dans le premier métro et la première rame (en bois) le 19 juillet 1900 à 13 h, qui va jusqu’à Vincennes, là où se déroule la seconde édition des Jeux Olympiques.

Et, dans cette collection, on trouve à la fin de cet opuscule (87 pages) un petit dossier où quelques documents sont présentés, annotés d’explications facilement accessibles.

– Un récit pétillant.  Une histoire originale !

– Un vrai talent d’écriture, comme d’habitude ! 

Bienvenue  et bon voyage dans la fabuleuse aventure du premier métro parisien  !

Marie-Christine. 

* Incipit (nom masc.) « Premiers mots d’un texte. Ceux par lesquels  l’auteur et le lecteur se rencontrent… pour la première fois. Cette collection propose à de grands écrivains de redonner vie à une première fois historique et d’en faire un objet littéraire personnel. »

« Paris n’est qu’un songe » – Collection Incipit –  Illustré par François Avril – Prix 12 €uros

Nicolas d’Estienne d’Orves, né en 1974, écrivain et journaliste au Figaro a publié une vingtaine d’ouvrages  où Paris occupe une place essentielle.  « Les Orphelins du Mal » Pocket, 2009 – « Les derniers Jours de Paris, Pocket, 2011 – « L’enfant du Premier matin », Pocket, 2014 – « Les fidélités successives » Le livre de poche, 2014 – « La dévoration » Le livre de poche,  2016 – « Je pars à l’entracte » Nil – 2011 –

une saison de coton : trois familles de métayers – james agee- photographies de walker evans – éditions christian bourgois –

saison-de-coton-premiere-page VIE QUOTIDIENNE « AU PAYS DU COTON » SOUS LE CIEL D’ALABAMA DES ANNEES 30saison-de-coton-5

Le présent texte « Une saison de coton : trois familles de métayers » constitue la première tentative de James Agee de composer ce récit historique, illustré par des photographies de Walker Evans.

Missionné par la rédaction du magazine « Fortune », lors de l’été 1936 James Agee se rend en Alabama (dans le comté rural du Hale) accompagné du photographe Walker Evans afin d’effectuer un reportage sur le métayage du coton. Les deux hommes vont vivre plusieurs semaines aux côtés de trois familles  de métayers blancs : les Burroughs, Tingle et Fields.  James Agee  nous livre un récit saisissant du quotidien de ces familles entières dont la pauvreté sordide est extrême -quotidien qui  les bouleversent et les indignent.saison-de-coton-8

« Ce document, qui émeut par sa beauté et sa virulence, louons-les-gds-hommesconstitua une charge contre le capitalisme, telle que « Fortune » refusa finalement de le publier. Ce n’est qu’en 2013 que ce texte qui annonçait le chef-d’oeuvre « Louons maintenant les grands hommes » – livre culte, (sur les huit millions de métayers de la Cotton Belt américaine), sortit de l’oubli et parut en France chez Terre Humaine. Des décennies après sa rédaction, il demeure d’une féroce actualité. »

Walker Evans réalisera certains de ses clichés devenus célèbres, rendant le récit encore plus poignant car le regard de ces hommes, de ces femmes et enfants en disent long sur la souffrance, la fatigue dû au travail physique…(travail répétitif du ramassage de coton), la misère (vêtements cousus dans des sacs de farine ou d’engrais),  la pauvreté des lieux (habitat fait de cabanes bricolées).

Pour détruire le charançon du coton,  on utilise l’arsenic à  mains nues !

  James Agee glisse parfois quelques belles descriptions ou quelques moments de poésie…photo-evanssaison-de-coton-3

Ce n’est pas un roman, c’est un témoignagereportage en neuf chapitres,  relatant la vie et les besoins vitaux  : contrat,  habitation, loisirs, nourriture, vêtements, éducation, santé, travail des paysans pauvres de l’Alabama, chez trois familles de métayers dont femmes et enfants sont confrontés au dur labeur, constituant de la  main-d’œuvre à pas cher,  corvéable à merci. saison-de-coton-4

Un documentaire,  un grand texte bouleversant. A lire absolument !

« Une saison de coton » évoque certes les Etats-Unis des années 30, en pleine catastrophe écologique du « Dust Bowl »*, à l’époque de la grande dépression  et l’on ne peut s’empêcher de penser aujourd’hui : -que le problème n’a peut-être fait que de se déplacer : – ici, – là, – ou ailleurs dans le monde, entraînant la pauvreté (Inde, Afrique, Asie….) -de penser aux campagnes en cours d’appauvrissement, à la surexploitation, à  la surproduction des terres soumises à la dépendance des agriculteurs, vis-à-vis des produits industriels (pesticides et autres) ayant des effets dévastateurs sur les sols, le climat et l’environnement, sur  nos organismes…(cancers et autres maladies…), conduisant parfois ces hommes de la terre,  au surendettement, à la faillite…, voire-même au suicide. 

Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à laisser votre commentaire sur le blog !

Marie-Christine

Et pour les amateurs de photographies, notez sur vos agendas ou vos tablettes que : Le Centre Pompidou de Paris  consacrera une  exposition photos, en hommage au grand photographe américain  Walker Evans (1903-1975), du 26 avril au 14 août 2017, en nous offrant ses plus poignants portraits photographiques. Il avait commencé la photographie à l’âge de 27 ans avant de rencontrer le succès,  travaillant pour de prestigieux magazines tels que Time et Fortune. Il était professeur de photographie.

*Dust Bowl : (bassin de poussière) série de tempêtes de poussières, véritable catastrophe écologique qui a touché, pendant une décennie Les Grandes Plaines des USA et le Canada, dans les années 30.

« Une saison de coton : trois familles de métayers » a été traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Hélène Borraz Photographies de Walker Evans. -18 €uros – éditions Christian Bourgois. 2014.  Voir l’annexe I  – « Au sujet des noirs » et l’ annexe II – « Les propriétaires terriens »

James Agee, journaliste et écrivain mourut à 46 ans, en 1955 à New-York, d’une crise cardiaque dans un taxi. Il laissait deux romans : « Un mort dans la famille » (Prix Pulitzer) et The Morning watch : un recueil de poèmes.
 

Des âmes simples – Pierre Adrian – Equateurs Littérature –

des-ames-simples Entrez  dans la vallée  ! Entrez dans Sarrance !

Avec ce TRES BON  livre,

Offrez-vous cette pause silencieuse…

Vivez ce voyage spirituel,  en compagnie de Pierre Adrian et de son guide, frère Pierre, le temps de lire les 190 pages  « Des âmes simples » qui font beaucoup de bien  !

« Une terre s’apprend d’abord par ses douleurs. La moindre de ses fissures. Depuis cinquante ans qu’il est le curé de la vallée d’Aspe, frère Pierre les sait toutes. Il baptise, il met en terre. De ces vies qui s’accrochent aux flancs de la montagne, il n’en ignore aucune. Alors je serai à l’écoute de ce guide de l’intérieur. Un temps, je marcherai à ses côtés. J’accepterai de ne pas comprendre et d’être seulement un étranger. »

Pierre Adrian, né en 1991, alors âgé de 23 ans, s’était déjà fait remarquer avec son superbe premier livre, paru en novembre 2015, un  récit de voyage, sur les traces du poète, de l’écrivain, du cinéaste Pierre Paolo Pasolini, intitulé : « La Piste Pasolini » lequel avait obtenu le prix des Deux Magots en 2016 et le prix François Mauriac de l’Académie française. (consultez l’article  suivant..)

Cette fois-ci, c’est un récit de voyage entre le pays Basque et le Béarn que nous offre Pierre Adrian.  Un voyage spirituel que  ce jeune auteur nous fait partager, aux côtés de frère Pierre et de ces hommes qui vivent en silence dans la vallée, où le temps s’écoule semble-t-il, plus lentement qu’ailleurs…., loin du bruit et de la foule, du tumulte des grandes villes. Avec son statut de Prémontré, Frère Pierre est arrivé en 1967 dans cette vallée, à l’âge de 24 ans -âge de notre jeune auteur, en quelque sorte- et Frère Pierre est toujours là, dans la vallée ! Il accueille, il est surtout à l’écoute aussi bien des croyants comme des non-croyants, des chevriers, des paysans. Il reçoit les paumés de la vie, les randonneurs qui vont à Compostelle. Il accueille tout le monde, le temps qu’il faut ! Il se déplace dans cette vallée très reculée au volant de sa voiture, le portable à portée de mains,  venant rompre les moments de silence : Frère Pierre se rend ainsi au chevet des hommes pour aller consoler, dirais-je….

Parcours de Frère Pierre qui s’est mis au service de l’homme, dépeint par Pierre Adrian, dans une France rurale très hostile, pleine de souffrance et d’inquiétude.

Un frère qui fait redevenir les gens un peu plus humains…

Beaucoup d’humanisme et d’espérance chez ce Prémontré qui veille sur plus de deux mille âmes pyrénéennes.

Déjà subjuguée par le premier ouvrage (La piste Pasolini) de Pierre Adrian  découvert lors de sa venue  pour Agora fait son cinéma dans l’Orne, au pays de Rémalard, je ne puis que vous recommander cette magnifique plongée dans la vallée d’Aspe.

Bravo à ce jeune auteur, à l’avenir très prometteur, qui a fait un véritable travail d’enquêteur. Ce livre est très bien écrit et on  perçoit une parfaite maîtrise de notre belle langue française.

Un livre à mettre entre toutes les mains….

Marie-Christine.

« Des âmes simples » Equateurs Littérature – 18 €uros

Neige – Pema Tseden – Editions Philippe Picquier (poche)

Un regard sur le Tibet d’aujourd’hui ! –  Histoires aux allures de contes.

« Cette nuit-là, le berger Chöpa avait rêvé d’une femme qui disait être son épouse. Un nourrisson contre son sein, elle avançait en titubant sous la neige qui tombait à gros flocons.»

   Si vous souhaitez partir à la découverte de cette terre peu connue qu’est le Tibet, alors, lisez « Neige » que j’ai aimée et qui a donné le titre au récit. C’est une très belle approche des coutumes, des traditions,  des valeurs que nous propose le récit de Pema Tseden.  Des récits, des nouvelles dont l’atmosphère quasi-fantastique, est en lien avec la nature.  neige

  Au cœur de « Neige », vous trouverez sept nouvelles dont trois sont traduites du tibétain et quatre du chinois, elles se déroulent toutes au Tibet : un berger solitaire, des enfants aussi blancs que la neige, une femme maltraitée par les hommes qu’elle rencontre ou encore un garçon qui se révèle être la réincarnation du Dalaï-Lama…

« Neige » : c’est 184 pages de partage avec le peuple tibétain dont nous parle Pema Tseden. Tout en poésie, tout en délicatesse.  Les thèmes de ce recueil sont riches (beauté de la vie, de l’amour, de la mort, du partage, des traditions…) et nous font réfléchir. 

Pema Tseden est aussi cinéaste, son écriture est très visuelle. Ces histoires aux allures de contes mériteraient être lues à voix haute. Lire un extrait en cliquant ICI.

 « Parfaitement bilingue, Pema Tseden écrit en chinois ou en tibétain avec un égal bonheur, mais un même regard traverse les sept récits, choisis ici en accord avec l’auteur lui-même : c’est une plongée dans le monde rural tibétain, profondément imprégné de bouddhisme, ancré dans ses traditions que menace l’entrée violente dans le consumérisme moderne. »

Nouvelles du Tibet traduites par Françoise Robin et Brigitte Duzan. Prix : 7,50 €uros (poche) – Grand format : 17,50 €uros

« Maniant aussi bien la caméra que la plume, Pema Tseden nous livre sept belles nouvelles écrites entre 1994 et 2011, bijoux d’humour et de poésie. »

Une belle découverte de la littérature tibétaine qui fait du bien à l’esprit.
 

Lu et conseillé par Linda Pommereul.

M.Christine


 

Boire et déboires en terre d’abstinence- Lawrence Osborne – Editions Hoëbeke-

boire-et-deboireslire_revue_logo « Depuis de nombreuses années (1975),  le magazine « LIRE » décerne « ses 20 meilleurs » livres de l’année.  C’est au Grand Palais, que le 1er décembre, il a attribué ses palmes annuelles et selon le magazine « LIRE », celle du meilleur livre revient à Elena FERRANTE pour « LE NOUVEAU MONDE » qui a été désigné comme meilleur livre de l’année ……

Voici le 12ème  livre sur les 20 meilleurs de la liste !   A la manière d’un calendrier de l’Avent, au cours de ces derniers jours de l’année 2016, vous aurez l’occasion de les découvrir sur ce blog.

Récit de voyage

Résumé : L’auteur a parcouru divers territoires (Turquie, Egypte, Pakistan, Emirats arabes unis, etc.) avec comme fil conducteur, la recherche d’un verre d’alcool tous les soirs. Des considérations sur l’ivresse, des récits de voyages et de rencontres qui sont le reflet d’une méditation sur l’Orient et l’Occident à travers le rapport à l’alcool. ©Electre 2016

Quatrième de couverture  : Pourquoi, au juste, boit-on – entendez : de l’alcool ? Les non-buveurs ont-ils quelque chose à nous apprendre ? Le fait de boire relève-t-il d’une tradition vénérable, d’une addiction dangereuse, d’une maladie de l’âme ? Est-il l’expression raffinée d’une civilisation, un indice de bonne santé mentale, ou le contraire ? Poussé par la curiosité – comment peuvent vivre les abstinents ? -, convaincu que la meilleure manière de penser le supposé « choc des civilisations » entre l’Est et l’Ouest est encore d’explorer la coupure entre buveurs et non-buveurs, alcooliques et obsédés de la prohibition, Lawrence Osborne, buveur non repenti, pour ne pas dire alcoolique revendiqué, entreprend de s’aventurer en terre d’Islam et au-delà, en gardant à l’esprit que chaque société livre sa propre guerre contre le plaisir – mais bien décidé à trouver coûte que coûte son cocktail quotidien sur le coup de 18 heures… Provocant, drôle et désespéré, politiquement très incorrect et sensuel, mais avant tout profondément humain, un voyage qui ne sera pas de tout repos, des bars luxueux de Milan aux vignobles du Liban, du gin pakistanais à la vodka suédoise, des pubs de Soho aux bouges sordides de Malaisie, du malt d’Islay à l’unique brasserie du Pakistan…

« Lawrence Osborne, écrivain-voyageur et romancier, peut être dit la révélation des lettres anglaises, dans la lignée de Graham Greene. Boire et déboires a été classé par le New York Times parmi les 10 meilleurs livres de l’année 2013. »

« Osborne, dont Calmann-Lévy vient également de publier un roman, Terminus oasis, commence par siroter un gin tonic à Milan. A Beyrouth, il déguste une vodka Martini, déjeune avec Walid Joumblatt qui lui sert un vin qu’il n’apprécie guère et un arak, l' »âme du pays ». A Oman, il cherche une bouteille de champagne à partager le soir du réveillon avec une amie. A Abu Dhabi, il abuse du Mai Thai ! Constamment réjouissant, le collaborateur du New Yorker a trouvé l’art du cocktail idéal, dosant parfaitement les portraits, les descriptions et les souvenirs. Garçon, remettez-nous la même chose ! » (Lire, magazine) –

Prix 20€ – Traduit de l’anglais par Béatrice Vieme (Hoëbeke) – Etonnants Voyageurs.

MChristine.

 

Une colère noire : Lettre à mon fils – Ta-Nehisi COATES – Editions Autrement –

une-colere-noireESSAIS-DOCUMENTS

Une colère NOIRE : lettre à mon fils

Préface d’Alain Mabanckou

lire_revue_logo  «Depuis de nombreuses années (1975),  le magazine « LIRE » décerne « ses 20 meilleurs » livres de l’année.  C’est au Grand Palais, que le 1er décembre, il a attribué ses palmes annuelles et selon le magazine « LIRE », celle du meilleur livre revient à Elena FERRANTE pour « LE NOUVEAU MONDE » qui a été désigné comme meilleur livre de l’année ……

Voici le 9ème livre sur les 11 suivants  de la liste à venir !   A la manière d’un calendrier de l’Avent, au cours de ces derniers jours de l’année 2016, vous aurez l’occasion de les découvrir sur ce blog.

Résumé : « Dans cet ouvrage, le journaliste américain démontre qu’en dépit des luttes pour les droits civiques, de la production d’une culture avec ses icônes (Frederick Douglass, Billie Holliday, Martin Luther King) et de l’élection d’un président noir, les violences contre les Noirs n’ont jamais cessé aux Etats-Unis.

 Présentation  (4ème de couverture) : « Voilà ce qu’il faut que tu saches : en Amérique, la destruction du corps noir est une tradition – un héritage. Je ne voudrais pas que tu te couches dans un rêve. Je voudrais que tu sois un citoyen de ce monde beau et terrible à la fois, un citoyen conscient. J’ai décidé de ne rien te cacher. « Je me suis demandé qui remplirait le vide intellectuel après la mort de James Baldwin. Sans aucun doute, c’est Ta-Nehisi Coates… « Une lecture indispensable.» Toni Morrison.

Prix Nobel de Littérature. National book award 2015  –  Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Thomas Chaumont (Autrement) – Prix : 17 €uros

« Dans un style superbe, Ta-Nehisi Coates s’inscrit dans les pas de Richard Wright, de James Baldwin, de ce choeur noir décidé à faire tomber les masques d’une Amérique amnésique, qui drese en paravent son fameux rêve pour mieux dissimuler les violences faites aux minorités. Un cri de rage puissant, dont l’écho ne manquera pas de résonner à l’aube des années Trump.« ( Lire magazine)

M. Christine.

« Guide des égarés » – Jean d’Ormesson – Editions Gallimard

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C’est truculent ! C’est délicieux !

                                                c’est signé Jean d’Ormesson !

« Nous ne savons ni pourquoi nous sommes nés ni ce que nous devenons après la mort. Nous sommes tous des égarés. C’est la question : « Qu’est-ce que je fais là ? » que s’efforce de répondre ce manuel de poche qui n’a pas d’autre ambition que de décrire avec audace, avec naïveté, avec gaieté ce monde peu vraisemblable où nous avons été jetés malgré nous et de fournir vaille que vaille quelques brèves indications sur les moyens d’en tirer à la fois un peu de plaisir et, s’il se peut, de hauteur. »

Imposez-vous cette lecture au calme, en entendant au creux de votre oreille,  la délicate voix de l’écrivain qui nous invite à d’excellentes pistes de réflexion ! Et l’on en a bien besoin…

Pardonnons-lui si l’on retrouve quelques passages déjà connus  dans  certains de ses ouvrages… car tout est dit avec tant d’élégance. Il faut reconnaître que Jean d’Ormesson a l’art et la manière de dire les choses avec beaucoup de distinction, de naturel et de finesse.

Un joli petit livre à offrir, à s’offrir pour réfléchir aux côtés de Jean d’O ! 

Avec cet opus, offrez-vous un peu de poésie et beaucoup d’espérance !

Offrez-vous ce petit moment de bonheur !

Un guide qui rend heureux.

Excellente lecture,

Marie-Christine.

« Sur les chemins noirs » – Sylvain Tesson – Editions Gallimard

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 « Je vais sortir. Il faut oublier aujourd’hui les vieux chagrins, car l’air est frais et les montagnes sont élevées Les forêts sont tranquilles comme le cimetière. Cela va m’ôter ma fièvre et je ne serai plus malheureux dorénavant ».

Thomas de Quincey. Confessions d’un mangeur d’opium.

Longue marche réparatrice à travers les ruines et les ronces !

En réfléchissant, en soliloquant « Sur les chemins noirs », Sylvain Tesson nous livre ce journal, ce récit imagé de chaque journée, avec ses réflexions, ses découvertes. Ce récit est lié à deux évènements, celui de la disparition de sa maman en mai 2014 et de son accident (chute d’un toit) au mois d’août 2014, alors qu’il fêtait la remise d’un manuscrit à son éditeur. Chute qui lui laissera de nombreuses séquelles.

C’est pendant « sa rééducation » que l’idée de parcourir la France, à pied a germé : « J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir. C’était un voyage né d’une chute. » […] La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre. »

Il l’a fait, il l’a réalisé en trois mois ! Seul et parfois accompagné, lors de certaines étapes, par de fidèles amis : Gras, Goisque, Human ou Daphné, sa soeur. Du Mercantour au Cotentin, Sylvain Tesson trace une longue diagonale buissonnière pour « répondre à l’invitation des cartes »( IGN au 25 000ème) à la recherche des « chemins noirs », ces sentiers qui passent dans la forêt, au milieu des broussailles et des ronces, un cheminement à travers la France profonde que les haut-fonctionnaires de l’Etat appellent l’hyper-ruralité.

« Certains hommes espéraient entrer dans l’Histoire. Nous étions quelques-uns à préférer disparaître dans la géographie ».

Ainsi, tout au cours de ce long périple et de ces 140 pages qui se lisent aisément, en nous glissant quelques références littéraires, quelques belles métaphores dont il nous régale, Sylvain Tesson nous brosse le tableau de cette France profonde, croise des français rares, peu diserts et sans iphone, fait des rencontres inattendues : « J’allais autrefois battre le linge avec les autres femmes mais il y a les machines à présent. Je retourne presque tous les jours au lavoir pour voir mes souvenirs couler. »

Cette France cassée aussi, dépouillée de ses habitants, de ses commerces, à l’abri du progrès. Cette France également confrontée à la question de survie depuis de nombreuses années et pour bon nombre de ruraux. Sylvain Tesson en prend vraiment conscience, en disant : « Il m’aura fallu courir le monde et tomber d’un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j’ignorais les replis, d’un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides ».

Du Mercantour à La Hague, sortez des sentiers battus, à la manière de Sylvain Tesson que vous avez peut-être croisé lorsqu’il a traversé la Touraine, la Sarthe (Brûlon, Malicorne), la Mayenne (Laval, Entrammes), la Manche….

Pas à pas, suivez  l’itinéraire de Sylvain Tesson en lisant ce livre émouvant qui à travers les ruines et les ronces,  fait l’éloge de la lenteur, l’éloge de ces chemins noirs, dans le silence et la solitude pour panser ses plaies.

Marie-Christine,

 Quelques livres de l’auteur :

« Petit traité sur l’immensité du monde » (Editions des Equateurs) 2005 – « Une vie à coucher dehors » – 2009 (Gallimard)- Prix Goncourt de la nouvelle – « S’abandonner à vivre » – 2014 (Gallimard) –« Dans les forêts de Sibérie » – 2011 – (Gallimard) – Prix Médicis –« Berezina » – 2014 – (Editions Guérin)

Ghislaine Dunant – prix Femina de l’essai 2016 – Editions Grasset –

louis-jouvet Le prix Femina essai  2016  a été décerné à Ghislaine Dunant pour « Charlotte Delbo – La vie retrouvée » (éditions Grasset) par six voix contre quatre en faveur de Jacques Henric « Boxe » – Editions du Seuil)

« Du côté «essais», c’est le remarquable livre de Ghislaine Dunant, Charlotte Delbo, La vie retrouvée (Grasset), que les dames du Femina ont voulu mettre en lumière. Une évocation de la vie et de l’œuvre de Charlotte Delbo, mémorialiste engagée et résistante rescapée d’Auschwitz. «Un jour dans ma vie, écrit Ghislaine Dunant, j’ai cherché une voix qui mette des mots sur la mort qui arrache les êtres les plus aimés. Sur la douleur que rien ne peut adoucir. Et sur les fantômes qui venaient autour de moi quand je pensais à la catastrophe d’Auschwitz. J’ai lu Aucun de nous ne reviendra et les autres livres de Charlotte Delbo. Pour la première fois j’ai trouvé des mots qui avaient traversé la mort, des mots qui revenaient et m’apportaient une connaissance que j’attendais.» (Le Figaro)

« A travers cettte biographie,  Ghislaine Dunant rend un très bel  hommage à Charlotte Delbo, née en 1913, fille d’émigrés italiens, auteure engagée et grande résistante, elle était la secrétaire de Louis Jouvet. Elle fut témoin de la fusillade de son mari,  elle connut la déportation à Auschwitz puis à Ravensbrück ».  (Page des libraires).

Elle est décédée à Paris le 1er mars 1985.

 Ghislaine Dunant, née à Paris est romancière et auteur de : « L’Impudeur (1989) éditions Gallimard Prix Dentan à Lausanne  en 2008 – « La Lettre oubliée » (1993) – « Cènes » (2001) – « Un effondrement (2007) chez Grasset.

Toutes nos félicitations à Ghislaine Dunant.

Marie-Christine