L’enfant qui – Jeanne Benameur – Actes sud

L'enfant qui Trois vies. Trois êtres perdus remis en mouvement par l’absence.

 Présentation (4ème de couverture) : « Trois trajectoires, trois personnages mis en mouvement par la disparition d’une femme, à la fois énigme et clé.
Il y a l’enfant : L’enfant marche dans la forêt, adossé à l’absence de sa mère. Il apprend peu à peu à porter son héritage de mystère et de liberté. Avec un chien pour guide, il découvre des lieux inconnus. À chaque lieu, une expérience nouvelle. Jusqu’à la maison de l’à-pic.
Il y a le père : Le père, menuisier du village, délaisse le chemin familier du Café à la maison vide. En quête d’une autre forme d’affranchissement, il cherche à délivrer son corps des rets du désir et de la mémoire.
Il y a la grand-mère, qui fait la tournée des fermes voisines, dont le parcours encercle et embrasse le passé comme les possibles.
Porté par la puissance de l’imaginaire, L’Enfant qui raconte l’invention de soi, et se déploie, sensuel et concret, en osmose avec le paysage et les élans des corps, pour mieux tutoyer l’envol. »

Puis, il y a  la mère. Cette mère différente des gens du village. Venue, puis repartie. Disparue. Elle porte une robe d’un rouge fané, et un bracelet tissé avec une pierre, rouge aussi. La mère, énigme et clé, alors qu’elle n’est plus là !…. 

Le nouveau roman de Jeanne Benameur est donc habité par une disparition : celle d’une mère dont l’absence va irrémédiablement manquer à l’enfant.  Un roman empreint de mystère autour de cette disparition dont on ne sait pas grand chose, un enfant qui arpente les bois à la recherche d’une apparition maternelle…, qui ne cesse de se dérober.

L’écriture de Jeanne Benameur touche le lecteur dès les premières pages. C’est un roman  très dense, grâce à la poésie que l’auteur nous offre à chaque page.  Un texte très court certes, épuré, qu’il est bon de lire avec lenteur, afin de ne pas perdre une miette de ces mots délicieux, de ces phrases savoureuses, d’apprécier, de s’imprégner de l’écriture qui est magnifique. Une écriture minutieusement travaillée, où chaque mot a son importance et l’on éprouve le besoin de relever, d’annoter, de surligner et s’en souvenir.

Une réelle profondeur sur le manque, l’absence, le silence, sur la solitude des êtres.

 Un bonheur infini de lecture. Une langue très poétique. Un vrai petit bijou.

Marie-Christine

Jeanne Benameur a déjà publié aux éditions Actes Sud : « Laver les ombres » (2008) – « Les Reliques » « Ça t’apprendra à vivre » « Les Insurrections singulières » (2011) – « Profanes » (2013) – « Pas assez pour faire une femme »« Orages intimes » (2015)

 

 

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